Ludovic Navarre a eu de nombreux pseudonymes, mais St Germain est sans doute celui qui restera le plus connu. Sa première sortie est en 1993, au sein du label Fnac (qui deviendra F-Communications en 1994). Ludovic Navarre oscille alors entre les genres, passant des sorties acid à de la techno avec talent, tout en affectionnant tout particulièrement la jeune House music de Chicago. En 1995, St Germain prend à contre-pied le monde des musiques électroniques des années 1990 en sortant Boulevard. Ce premier album sorti sur ‘F-Com’ étonne avec des sonorités que l’on ne connait pas encore, et fait découvrir au monde la musique électronique à la française, juste avant les Daft Punk.

En 2001, St Germain entre dans une nouvelle dimension en sortant Tourist sur le mythique label de jazz Blue Note (qui a notamment signé Sidney Bechet, John Coltrane, Herbie Hancock …). Il répète à l’envie se détacher des genres, et ce nouvel album démocratise sa musique électronique. Avec Tourist, Ludovic Navarre prend la première place du classement Billboard dans la catégorie jazz, gagne une Victoire de la Musique, et vend plus de trois millions de disques dans le monde entier.

Le succès aidant, St Germain entame une tournée de plus de 200 concerts, partout dans le monde et sur les plus belles scènes (Coachella, Glastonburry, etc.). C’est après cette tournée qu’il décide de prendre du recul. En tant que St Germain, il ne produira plus – sinon quelques projets anecdotiques – avant 2015 et la sortie de son nouvel album.

Monument des musiques électroniques, reconnu par une immense majorité de producteurs comme une influence majeure de la House des quinze dernières années, Ludovic Navarre s’est confié à High Five Magazine.

       

– Bonjour Ludovic ! Merci de nous recevoir. Commençons avec ton album, qui sort le 09 octobre prochain. Comment le définis-tu ?

Il y a un peu de tout, c’est compliqué de le définir … C’est comme Tourist finalement. Il y a des tempo lents, d’autres plus house, d’autres plus deep house, ça dépend quel nom on met dessus. C’est compliqué de mettre un nom là dessus.

– Il en ressort quand même une dominante : l’influence de la musique mandingue. As tu voyagé pour faire ton album ?

Non, uniquement sur internet. Je n’ai jamais été en Afrique, je n’y ai jamais mis ne serait-ce qu’un orteil. (Rires)

– Mais comment as tu découvert la musique africaine ?

C’est étant jeune, en commençant à avoir quelques vinyles, quand j’avais douze ans. Ça commence à faire vieux maintenant … (Rires) À l’époque, il y avait des collections de musiques traditionnelles sur une radio, France Culture je crois, qui sortaient en vinyle. C’est comme ça que j’ai commencé à connaître la Black Music. Mais de toute façon, cette musique m’a toujours attiré, j’ai toujours eu envie d’aller découvrir la Black Music.

– Dans le premier track, il y a le même artiste samplé que dans un autre track, de Tourist cette fois. Insérer du Lightnin’ Hopkins dans ces deux albums, c’est pour faire un lien entre dix ans?

Certains disent que oui, moi je ne sais pas. En fait je suis surtout très fan de Lightnin’ Hopkins. J’adore sa voix, j’ai trouvé qu’elle colle assez bien avec ce que je fais.

– Et ça colle bien avec le reste …

Oui, le lien est évident ! C’est les mêmes racines, c’est pour ça que ça marche, les influences sont blues. Si tu vas dans le nord du Mali, le blues Touareg ressemble beaucoup à ce que fait Lightnin’ Hopkins. On est pas tellement sur Bamako là, on est dans le nord, avec le ngoni, la kora …

© Benoit Peverelli - Tous droits réservés.

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– On a lu quelque part que tu avais dit ne pas avoir la maturité auparavant pour faire cet album ?

Oui c’est vrai. Je pense que c’est parce que cette musique n’a pas encore été explorée. Avec Ibadan Records et les autres producteurs de la mouvance afrobeat, on est dans le percussif. Après, je ne connais pas tout, mais la kora, le ngoni, ce sont des instruments que l’on ne retrouve pas encore dans ce genre de musiques.

– En parlant d’Ibadan et de musiques percussives, il y a depuis quelques années une tendance revival de ce genre musical. Tout le monde semble s’y mettre. Qu’en penses-tu ?

Pour dire vrai, je m’y suis intéressé un petit peu car j’aime cette musique, mais je ne connais vraiment pas tout. Et surtout, j’ai arrêté de suivre ce que font les musiques électroniques après 2000. C’est devenu ennuyeux.

– C’est à dire?

On est dans les mêmes codes, on est dans les mêmes sons. Il n’y a plus de renouveau. Après, pour les gens qui ont découvert ça maintenant, cela doit sembler bien. Nous, quand on écoute ça, on s’ennuie un peu plus. On se lasse plus vite je trouve. On tourne en rond dans la House ! Les sonorités viennent des mêmes machines, et musicalement comme pour ces sonorités, ça reste la même chose : un pied, un clap, un charley, et quelques percussions autour. Donc, si même le rythme n’évolue plus, c’est qu’il n’y a plus grand chose de nouveau. C’est vrai que c’est bien, c’est propre comme son, mais ça tourne en rond.

– Cela veut dire que la musique qu’on appelle House a des limites ?

Je n’en sais rien ! C’est peut être plus la critique qui a des limites. Car après, beaucoup de gens se complaisent la dedans. Si on est dans les codes, si on ne sort pas des cadres et qu’on s’y plaît, c’est super. Mais pour ceux qui avaient fait cette musique là, au début, il fallait évoluer, il fallait être surpris. C’est pour ça qu’on a fait ça, et la House, c’est ça au fond.

– Et c’est ce que font Jeff Mills, Derrick May, ou encore Laurent Garnier aujourd’hui avec Abd El Malif … Ils essaient de sortir d’un genre.

Oui exactement. Mais ce n’est pas sortir d’un genre, car il n’y a pas de genre. Il y a des gens qui mettent des noms sur ce qu’on fait : soulful, deep house, « machin ».

En fait, tu l’appelles comme tu veux, à un moment donné il faut arrêter. Pour moi en fait, l’important, c’est de ne pas s’ennuyer. Il ne faut pas tomber dans la routine, et c’est ça qui nous a motivé, dès le début, à faire ce qu’on faisait.

– Explique nous !

Regarde les styles qui ont émergé, les noms des DJ, mes patronymes à cette époque. Il y en avait tellement ! C’était évocateur, il ne fallait pas tourner en rond. Après, je suis resté dans St Germain car c’est celui qui m’a le plus plu. C’est celui avec lequel je sentais que je pourrai évoluer, en y mélangeant de l’acoustique notamment.

C’est mieux que d’être dans l’électronique, dans le synthé, je te mets un filtre, un LFO [Oscillateur de basse fréquence, nldr], et bam bam ça tape. Comme j’ai pu le faire avant, finalement …

– Reverra-t-on un jour St Germain derrière des platines ?

En vrai, je n’ai jamais réellement fait de DJ set. J’ai du le faire trois quatre fois par hasard, mais sinon jamais. Je ne trouve pas ça très compliqué, en fait. Et le problème était qu’à l’époque, j’étais plus house/deep house, les sonorités de Chicago, Détroit, et un peu de New York. Et à Paris, il n’y avait pas vraiment le public pour écouter ça.

– Des lieux comme le Rex, on n’y jouait pas de House ?

Ah non non non, le Rex c’était techno. La House se cantonnait aux débuts de soirée. Donc Cyril [Dj Deep] par exemple, il jouait House avant Laurent [Laurent Garnier], Dj Pierre et les autres. Après, le tempo montait, et on se retrouvait dans du 130 bpm.

Dès que tu commençais à réduire, il n’y avait plus grand monde. Dès que ça groovait un peu, ce n’était pas la culture d’ici à l’époque. Et c’est pour ça que j’ai fait Boulevard ! Ça m’avait gonflé cette culture.

– Et ça rend son succès d’autant plus improbable, si le public n’était théoriquement pas là …

Ah mais oui ! J’avais dit « fuck off » à cette culture. « Vous me gonflez, je fais mon truc », si ça marche tant mieux, si ça rate, tant pis je ferais autre chose et ce n’est pas grave. C’est comme ça que j’ai fait cet album.

– Tu continues à suivre cette scène des années 1990 ?

Certains ont pas mal dérivé, mais après, en discutant ici et là, ils disent la même chose que moi. En fait, les anciens ont eu ce sentiment, et je pense qu’on se rejoint là dessus.

– Et tu vas les voir jouer parfois ?

Non. Et je n’y allais déjà pas à l’époque ! (Rires). Les boîtes et les concerts, ce n’est pas trop mon truc. Je suis assez solitaire, mais surtout studio. Je suis dans mes trucs, et comme je ne suis pas forcément influençable, je travaille dans mon coin.

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Ludovic Navarre et Cyril Etienne (Dj Deep), en 1995. Crédits photo – olivierstd / Mixcloud

 

– En parlant de scène, le public que tu vas avoir là pendant ta tournée, ce n’est pas du tout le même que celui de Tourist [l’album est sorti en 2000, nldr] …

Je ne suis pas d’accord ! J’ai rencontré des jeunes [à l’époque de Tourist], mais ils écoutaient ma musique avec leurs parents. Donc, au contraire, je pense qu’il va y avoir une continuité. Et surtout, déjà à l’époque de Tourist, il y avait les parents et les enfants aux concerts. Pour moi qui vient du Rex et du monde de la techno, c’est un truc extraordinaire ! Et cette image me plaît. Il n’y a rien d’agressif là-dedans. On n’est plus dans l’univers un peu « dark » que peuvent parfois créer les musiques électroniques.

– Justement, cette scène un peu « dark » et « underground » des musiques électroniques … Qu’en penses tu ?

Je ne la connais pas. Très honnêtement, en 1995, ça a commencé à me saouler. Quand j’ai vu ce qu’il se passait au Rex, je me suis « Putain, où est ce qu’on va ». Il fallait soit être défoncé, soit être strange pour écouter ces musiques. Et la musique, même chose, il fallait accélérer de plus en plus, cogner de plus en plus.

– Mais pourtant, toi aussi tu as produit des tracks comme ça, très acid, très techno !

Mais c’était avant 1995 ! Avant, tu retrouves de tout. Il y a même des morceaux que j’ai fait par énervement. Franchement, « Burning trash floor », qui était sorti sur un label hollandais [Djax-Up-Beats, en 1994], je l’ai fait parce que j’étais énervé. Et rien d’autre ! Quand il commence à y avoir des codes et des choses comme ça, moi ça m’énerve. Donc j’ai arrêté, et j’ai fait quelque chose d’autre.

– Tu nous parlais de tes journées en studio. Comment ça se passe ?

Il n’y a pas de recette modèle, c’est de la bidouille. Tu pars d’un son, et tu te dis « Putain, c’est bien, ça ». Et ainsi de suite. Les musiciens viennent en studio par contre. Ils ne connaissent pas ce monde là, donc il faut qu’on soit ensemble pour produire.

– Tu as toujours voulu faire de la musique ?

Ah non, c’est un hasard. J’ai eu un accident, je suis resté bloqué, je me suis mis à l’informatique. Quand on a pu brancher un premier sampler que j’avais acheté, qui durait seulement deux secondes, j’ai commencé à faire de la musique. J’avais la vache et le cochon en gros (Rires). C’était rigolo, donc j’ai continué, j’ai acheté d’autres machines.

– Et aujourd’hui tu travailles toujours comme ça ?

Non, aujourd’hui on ne fait que du virtuel dans le traitement de son. Les synthés, je ne les utilise pratiquement plus. Et ça m’a fait chier à un moment donné, car il y avait trop d’outils différents. Avant, il fallait se débrouiller. À la Beatles, les 4 pistes, il n’y avait même pas d’EQ [Equalizer], il fallait faire un traitement de son en saturant un peu. C’était des choses qu’il fallait faire en bidouillant. Aujourd’hui on n’a plus ça.

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© Benoit Peverelli – Tous droits réservés.

– Parlons de ta tournée. Il y aura les musiciens qui ont produit l’album ?

Ils seront 8 avec moi sur scène. Et normalement, on devrait rejouer des morceaux de Boulevard et de Tourist aussi. Ça sera la même chose mais avec quelques sonorités différentes du nouvel album, ça va être génial !

– Tu nous parlais de la scène malienne qui t’a inspiré. Suis-tu la scène africaine qui se produit souvent à Paris ? Par exemple, Tony Allen jouait le week-end dernier, Salif Keita il n’y pas longtemps …

Je suis plus attiré, même si ça va vous paraître un peu étrange, par le côté roots ou vraiment traditionnel de la chose. Moi c’est ça qui m’intéresse : le côté traditionnel. Le truc propre, clean, en studio : je déteste ça. J’aime pas, ça me dit rien.

– Ambiance mariage du coup ?

C’est exactement ça !

– Du coup, ça se passe comment en studio ? C’est ambiance roots, tu as recréé une ambiance ? (Rires)

Comme un mariage ? (Rires) Non, parce que si tu commences à faire ça, ça fait du monde dans le studio (Rires). Là j’ai déjà eu du mal à trouver les bons mecs. Ensuite, il faut expliquer qu’il faut mettre ‘ça là-dessus’, ‘et ça là-dessus’, ou que ‘là ce n’est pas le même rythme’. Alors que quand tu chantes simplement, c’est plus évident.

Après, ce sont de très bons musiciens, donc on n’a pas trop de problème. Mais ils pensent me faire plaisir en prenant le côté pop/rock. Et je disais à l’un de mes musiciens, c’était au moins la quatrième fois que je le voyais : « Faut que tu arrêtes, parce que à chaque fois que tu me feras ça, je te dirais non ». Par hasard, j’ai retrouvé une vidéo où il jouait justement dans un baptême. Il y avait trois ngoni, une basse qui se rapproche du ngoni, et lui derrière avec une espèce de guitare étrange.

Donc un jour je lui ai dis : « Écoute, je sais que tu sais le faire, donc moi ce que je veux, c’est ça, et pas autre chose ». Il m’a dit : « Ok, j’ai compris » (Rires). « Je ne savais pas que tu voulais ça, etc. » Donc on est vraiment sur des bases baptême et mariage, des trucs que les gens ne connaissent pas.

– L’idée est donc de faire quelque chose que les gens ne connaissent pas encore ?

C’est pour mon plaisir aussi, quand même, à la base. Parce que là sinon, si j’avais été malin, j’aurais fait un featuring avec Janet Jackson … Tu vois, ça a été possible avant, donc j’aurais pu l’avoir là. [L’idée aurait été de] ne pas me faire chier, et puis sortir un truc comme ça.

– Aujourd’hui, beaucoup de gens disent puiser leurs influences dans ta musique. On parle beaucoup de « patte » St Germain. En tant que St Germain, tu peux nous dire ce que c’est, le « son St Germain » ?

Je ne peux pas te répondre, je n’en sais rien ! C’est comme ça. Je n’arrive pas à définir mes codes, mes repères ou ma sonorité. C’est un truc que je n’entends pas, franchement. Mais j’en ai conscience, de cette patte. C’est peut-être des placements rythmiques, des choses un peu comme ça, je ne sais pas …

– Est-ce qu’il y aurait un morceau dont tu serais le plus fier sur ce dernier album ?

(Il réfléchit et hésite) Je crois que c’est le troisième, « Honky-Ponky ». C’est aussi parce que c’était le premier track qui a été réussi ! Ah, et celui avec Zoumana Téréta aussi, « How Dare You ».

– Qu’est ce que tu écoutes tous les jours ? Un peu de tout, ou un style particulier ?

J’ai beaucoup écouté de tout. Mais là, maintenant, j’écoute beaucoup de House d’Afrique du Sud. L’afrodeep, l’afrohouse … J’adore ça !

– Il y a quelque chose de plus lent dans la House sud-africaine …

Pourtant en BPM, ce n’est pas plus lent. Ils sont vers du 125, 126 bpm. Mais oui c’est plus lent, tout dépend de comment tu places tes rythmiques.

Ludovic Navarre (aka St Germain) avec l'artiste Gregos pour le clip de Real Blues © Benoit Peverelli - Tous droits réservés.

Ludovic Navarre (aka St Germain) avec l’artiste Gregos pour le clip de Real Blues © Benoit Peverelli – Tous droits réservés.

– Avec ton nom de scène, tu dois forcément être un grand fan du Paris Saint Germain !

Alors, non, pas franchement. Même le foot en général me gonfle en fait ! (Rires). C’est ça le truc : j’ai du mal avec le foot …

– Donc St. Germain, c’est juste pour la ville ?

Voilà, c’est pour Saint-Germain-en-Laye.

On a trouvé ça avec Laurent [Laurent Garnier] et Éric [Éric Morand, co-fondateur de F Communications] dans le bureau à l’époque de FNAC. J’étais arrivé avec le premier EP qui sera signé St Germain, et comme c’était un autre style que ce que je faisais avant, il fallait que je reprenne un pseudo.

« Merde, fait chier ! » (Rires). Ça commençait à me gonfler les pseudos, parce qu’il faut tout le temps en trouver de nouveaux (Rires). On déconnait avec Laurent et Eric, on s’est dit St. Germain, et puis c’est resté. Je crois même, je sais pas si c’est le premier ou le deuxième, que j’ai un EP dans lequel je m’appelle carrément « St. Germain en Laye » (Rires)

– On a vu que tu avais produit quelque chose l’année dernière …

(Il coupe) Ah ! Gregory Porter.

– Oui c’est ça, c’était une commande en particulier pour quelqu’un ?

Ils m’ont demandé si je voulais bien faire un remix, c’était chez Blue Note [le label qui avait sorti Tourist en 2000], et j’ai accepté. Et comme j’étais en plein dans mes sonorités africaines, je me suis dit : « Je vais en profiter. Je vais en remettre un petit coup ! » (Rires)

– Merci beaucoup, c’était un vrai plaisir. Finalement, c’est avec ta musique que nous sommes entrés dans les musiques électroniques, nous qui avons entre 20 et 30 ans …

Ah merde (Rires)

– Par exemple, j’écoutais beaucoup de rock, et j’ai découvert « Pont des Arts »

Ah bon ? C’est incroyable ça. « Pont des Arts », c’est le truc un peu deep house c’est ça ? Du rock, arriver à «Pont des Arts», il faut le faire quand même (Rires). C’est là que c’est rigolo, le rapport quand même est lointain. C’est ça qui est beau dans la musique, c’est pour ça qu’on en fait !

Je me souviens à l’époque, il y avait Underground Resistance qui venait jouer en France. Les gars venaient d’arriver à Paris, et comme c’était le tout début de FNAC, je m’occupais moi même d’eux. J’étais avec mon copain Guy Rabiller [moitié de Sub-System avec Ludovic Navarre], avec qui on faisait des morceaux au début.

On les emmenés à [Radio] FG, et là on s’est rendus compte que c’était quand même des mecs très space. Au micro, Mad Max ne voulait pas parler. Il me parlait à moi, et je devais après parler dans le micro. C’était vraiment la musique engagée, « fuck off », tout le système nous gonflait vraiment.

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L’album de St Germain sort le 9 octobre 2015. Il sera en tournée pendant deux ans et en concert le 12 novembre au Bataclan à Paris et le 18 novembre au Transbordeur à Lyon.

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