On les avait quitté fin 2013, un an après leurs débuts dans la nuit parisienne. 3 ans plus tard, nos copains de forecast ont bien grandi, même si leur âme de gais lurons reste toujours bien présente. Aujourd’hui la famille s’agrandit, et n’arrête pas les sorties d’EPs ainsi que leurs nombreuses soirées joyeuses et décomplexées. L’occasion nous est donc donnée pour discuter un peu de ses avancées avec les artistes des deux prochaines sorties du label, Breitlitz et Sir Squi, et Olivier de forecast. 

Vous êtes un collectif mais aussi un label, comment est venue l’évolution de l’un à l’autre ?

Olivier : L’idée du label est venue avant qu’on devienne un collectif, ou plutôt, une famille, par la force des choses. A force de passer du temps ensemble, on finit par devenir copains comme cochons. C’est vrai que comme nous avons fait beaucoup de fêtes, beaucoup de gens nous voient d’abord comme un collectif qui organise des événements, mais l’idée première était de faire un label de musique, et c’est ce sur quoi nous nous recentrons cette année avec toutes ces sorties.

Quels sont les artistes que vous signez pour le booking ?

O : Le but à la base était aussi de signer des artistes uniquement pour le booking effectivement. On l’a fait avec un duo mais l’expérience a montré que vue notre positionnement, c’était trop ambitieux et que ça ne correspondait pas à notre savoir-faire. On cherche à se développer avec des artistes peu connus qu’on veut aider à s’affirmer de plus en plus comme des artistes à part entière. Prendre des artistes seulement en booking sans pouvoir leur faire sortir des EP’s ou LP’s en même temps ne correspond finalement pas à notre manière de faire. Comme dit précédemment, on est devenu une petite famille, on aime se retrouver, parler de tout, faire des choses ensemble. Le projet est plus global que simplement trouver des dates.

Donc pour répondre ā ta question, on ne signe plus seulement pour le booking.

Quelle est la ligne directrice que vous suivez de ce côté là?

O : Pour ce qui est des nouvelles recrues dans forecast, on suit la musique. On vient tous d’horizons différents, de cultures musicales différentes. Ça va du rock à la techno en passant par le jazz et la variété… On travaille avec des personnes qu’on apprécie et dont on apprécie le travail, on se stimule tous à aller plus loin, sans se limiter. Si on rencontre un super groupe de rock indé psyché, ça nous ferait super plaisir de les suivre, de la même façon qu’on est content de suivre un duo pour du hip-hop…

Passons aux artistes maintenant.. Breitlitz, qu’est-ce qui t’a poussé à choisir la techno un peu sombre à la tech house pour cet EP ?

Gautier (Breitlitz) : La techno que j’ai choisi dans cet EP correspond à l’évolution de ma vision de celle ci, à l’évolution de mon sentiment envers elle. En effet, au fur et mesure que mon expérience de producteur évolue dans la techno, je me sens de plus en plus attiré par une création cérébrale, parfois dure, que certains qualifieraient même de sonorités impersonnelles. En fait, cette musique est pour moi une sorte d’exutoire qui me permet d’expulser tout mes sentiments négatifs que je ne peux pas exprimer. Cette techno sombre est l’opposé de mon caractère, je prône à travers elle un véritable message d’amour et de douceur. Les gens qui me connaissent bien me demandent souvent pourquoi ma musique est si différente de mon caractère, et je leur répond qu’elle me permet d’exprimer mes sentiments profonds pour n’en garder que le meilleur. En fait, je dirai que depuis le départ je m’orientais vers cette forme de musique éléctronique mais que j’ai eu besoin d’étapes. Au début j’appréciais énormément l’electro minimale, et ensuite j’ai mûri dans mon écoute et petit à petit je m’oriente vers cette techno.

Pourquoi cette idée de réincarnation (rapport au titre metempsycose) ?

G : Cet EP est une sorte de mise à jour. Depuis quelques temps j’écris beaucoup de techno sombre. J’essaie par cet EP d’amener les gens vers cette écoute, c’est un peu un EP de transition que j’ai beaucoup travaillé pour inviter l’oreille des gens à me découvrir de plus en plus en profondeur. C’est le fruit de 7 mois de travail. En général, je produis très rapidement. De part mes études d’ingénieur du son, j’ai acquis une aisance dans la technique qui me permet de réaliser rapidement ce que je souhaite exprimer. Je ne passe pas des heures à chercher la synthèse sonore parfaite, je cherche plutôt à la faire évoluer de façon subtile, ou à travailler sur la structure et la rythmique du morceau. Du coup cette idée de réincarnation, de cycle et de renouveau met en exergue mon évolution actuelle; dans le sens où cet ep est pour moi une renaissance au niveau artistique. C’est aussi un clin d’oeil à ma façon de créer : je travaille sur une boucle principale que je fais évoluer au fil du son. Pour moi, “Métempsycose” symbolise en quelque sorte une musique où chaque changement procure un sentiment de libération aux auditeurs qui écoutent cette techno parfois oppressante qui joue beaucoup sur les dissonances, une sorte de renaissance auditive à chaque fin de break. C’est le sentiment que je ressens quand j’écoute ce type de techno et que j’essaie d’exprimer, mais chacun a sa propre perception des choses.

Comment as-tu travaillé cet ep ?

G : Cet EP a été commencé en août 2015 à Berlin. Cette ville m’inspire énormément : durant ce séjour j’ai composé 36 tracks en trois semaines (mais bien sûr il faut que je créé pas mal de bouses avant d’arriver à créer des sonorités intéressantes sur lesquelles je travaille derrière). Au final j’en ai gardé une dizaine que j’ai intégré dans un live enregistré au Cabaret Sauvage pour la soirée “l’Amour à Quatre” avec la famille forecast et les copains d’Alter Paname, Camion Bazar et Otto10. J’ai également souvent demandé l’avis des oreilles expertes de mon entourage, j’ai eu beaucoup de moments de doute quant à la création de cet EP. Ils m’ont vraiment aidé à me lâcher et à avoir confiance en moi et je les en remercie du fond du coeur. La famille forecast m’a beaucoup aidé également sur ce chemin délicat qu’était cette réorientation musicale pour qu’elle soit un maximum cohérente avec mes anciennes sorties. Je n’ai pas travaillé cet EP qu’en studio, j’ai su apprécier de m’isoler au bord d’un ruisseau au fond du maquis du Vercors avec quelques bières et du soleil, ou encore monter sur une crête de montagne pour contempler et créer.

Pourquoi et de quelle manière as-tu été inspiré par l’utilisation des synthétiseurs modulaires?

G : Pour moi, la synthèse sur modulaire est une façon d’entrevoir l’infinité des sonorités. En effet, chaque modulaire est unique et chacun le fait évoluer au fil du temps et créé ainsi son propre synthétiseur, ses propres sonorités. Je suis en train de me lancer dans la création d’un modulaire, je dois avouer que cela m’a toujours beaucoup impressionné de voir un artiste en live avec un modulaire. Lorsque mes yeux et mes oreilles n’étaient pas encore aguerris en matière de son, je me demandait comment faisait l’artiste pour se repérer dans tout ces fils !! Mais au fur et mesure, et après avoir testé et travaillé sur pas mal de synthés, je me suis orienté vers cette sorte de philosophie du modulaire, qui permet une création musicale intéressante et aussi impressionnante visuellement sur scène. Je n’ai pas encore assez avancé sur mon projet modulaire pour le combiner à mes lives pour l’instant mais cela ne saurait tarder. Pour cet EP, j’ai vraiment cherché à créer des sonorités qu’on n’entend pas forcément avec des synthés légendaires, surtout dans “Épanouissement” qui se rapproche le plus des sons sur lesquels je travaille en ce moment.

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                               © Olivier Bizard

A toi Sir Squi ! Depuis la sortie de ton premier EP, qui a aussi été la première sortie du label, comment as-tu appréhendé l’évolution face a ce nouvel EP ?

Johan (Sir Squi) :Avec plaisir ! Je trouve ça très excitant de sortir de façon officielle ma musique (d’autant que je suis quelqu’un qui compose beaucoup et vite, j’ai une dizaine de tracks qui pourraient être sortis sous peu…). Je passe des heures à travailler dessus, et j’y mets beaucoup de moi. Aussi, sortir un 3ème EP chez mes amours de forecast, ça commence à tracer un chemin, tant artistique que personnel, et ça me permet une prise de recul. Je regarde le premier EP avec un sourire, le second est pour moi très noir et je l’adore pour ça. Ask IP, c’est ma volonté de montrer une partie des possibles en musique électronique, et la grande variété d’expériences que j’ai vécu sur cette année. Je le trouve plus positif et plus abouti, aussi j’ai hâte de voir ce que sera ma prochaine sortie !

Pourquoi associer des tracks d’il y a 3 ans avec des plus récents pour l’EP Ask Ip ?

J : Parfois, faut laisser reposer une base de morceau et attendre le moment propice. J’ai toujours eu un faible pour ce track, et j’ai mis du temps avant de l’intégrer à mon live. A force de la réinterpréter sur scène, je me suis remis à bosser sur le projet initial. Bon, ok, 3 ans ! Elové Kanayé n’avait pas sa place dans le précédent ni le premier, ça m’a paru évident qu’elle devait sortir sur Ask IP (tout comme la track pour la compile vinyle, j’ai pas hésité un instant pour la proposition). Son côté très bitcrushé cadre complètement avec la thématique de l’EP, et puis je l’adore !

Après il y a Input – Outro. Là c’est différent car elle devait sortir sur le précédent EP, mais au dernier moment j’ai préféré la garder. Elle a une histoire particulière : je l’ai composé après avoir vu la Time Tunnel #2 de Jeff Mills, il y a plus de 2 ans. Elle a quasiment pas bougé entre le premier export et la version sur l’EP, j’aime bien l’aspect one shot, car tu retrouves la prise “live” des enregistrements dans le rock.

Est-ce une façon pour toi de suivre l’évolution de ton travail ou une continuité logique dans la création de tes sons ?

J : Je conçois la musique comme un lent travail en spiral : tu pars d’un large focus où tout est possible et peu à peu tu affines le projet. Sauf que plus tu affines et plus ça prend de temps ! Le plus souvent je vais composer un micro morceau en 3h max, genre un beat, une basse et ⅔ synth, mais pas de quoi créer un track. Un peu comme si je déversais d’un coup un trop plein d’émotions. Je laisse ça reposer un certain temps, puis je le retravaille. On est face à une évolution en saccades, même si chaque morceau vient enrichir ma palette. Avant je pensais qu’il n’y avait aucune continuité dans mon travail, c’est curieux de la voir émerger au fil des ans : je commence à identifier les sons, instruments que j’aime plus, les structures rythmiques. Je considère qu’une bonne chanson doit avoir un coté intemporel : tu peux l’écouter en boucle et pendant des années, jusqu’à oublier de quand elle date.

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                              © Olivier Bizard

Quelles sont vos influences musicales ? Est-ce que la musique écoutée par vos parents vous ont quelque part influencés? 

J : J’écoute de tout, enfin presque de tout (à l’exception de ce qui passe dans un super marché). J’ai la chance d’avoir 160go de son toujours sur moi qui tourne en permanence en aléatoire : je passe du reggae au black-métal avec du hip-hop, du rock, un petit peu de musique concrète, et beaucoup de musiques électroniques. Je viens d’un milieu très rock, je jouais de la guitare, de la basse et de la batterie en famille puis dans divers groupes/projets solo. Mes parents sont orienté rock clairement, mais j’ai quand même réussi à leur faire aimer quelques noms de l’électro !

G : Je m’inspire beaucoup des labels d’outre Rhin tels que Dystopian, Ostgut Ton, 50 Weapons ou encore Tresor Records. Ces artistes, pour moi, proposent vraiment une invitation au voyage. Mais il est clair pour moi que la techno proposée par Ansome me correspond de plus en plus et en fait de moi un très grand fan. Mes parents étaient plutôt branchés musique classique et quelques icônes du rock comme les Beatles ou encore les Rolling Stones dont j’ai récupéré un vinyle familial. Ils ont eu un peu de mal à comprendre pourquoi je me lançais dans la techno alors que j’ai fait onze ans de conservatoire en classique et en jazz, mais maintenant ils me soutiennent sincèrement et profondément et je les en remercie ! C’est toujours plus facile d’évoluer dans sa passion si nos proches ont confiance en nous et sont là à tout instant.

Comment êtes-vous venus à la techno ?

G : En fait, j’ai toujours apprécié la techno. C’est juste que je ne la connaissais pas bien. En effet, en parallèle de mes onze années au conservatoire (en Clarinette, solfège et chant) j’ai monté plusieurs groupes de pop et de rock dans lesquels je chantais et je jouais soit de la guitare, soit de la basse et parfois à la batterie. Mais je suis réellement revenu vers la musique électronique en 2010 après que mon frère, rentrant d’un an de vie à Berlin, me fis découvrir “Berlin Calling” de Paul Kalkbrenner (un peu comme beaucoup de gens de ma génération en fait). Puis j’ai (re)découvert les univers développés en Allemagne et j’en suis tombé fou amoureux !

J : Je suis venu à l’électro par le hasard de plusieurs rencontres. Quand j’avais 13 ans j’ai fait le mur pour la première fois, et après une nuit blanche, je me suis retrouvé au jardin du Luxembourg sur les coups de 9h du matin un samedi. On fumait un joint avec un ami et il m’a tendu un écouteur en disant “c’est le morceau qu’il nous faut là”. C’était Easy Muffin d’Amon Tobin, révélation absolue. J’ai couru acheté l’album Bricolage à la FNAC en sortant de cours. C’est en découvrant la magie de la MAO quelques années plus tard que j’ai basculé, en fait j’ai composé de la musique électronique pendant quelques années avant d’en écouter quotidiennement. La plupart de mes projets musicaux se résumaient à moi, des instruments et un quatre pistes K7 où j’enregistrais tout, j’étais très solitaire. T’imagines l’effet qu’a eu la compréhension d’un séquenceur ? Bref, je dois avoir 18 ans et je commence à sortir en boite, c’est là que je me suis vraiment mis à apprécier cette musique.

forecast prime une idéologie d’une fête sans complexe, comment voyez vous l’évolution de ce milieu aujourd’hui ?

O : Il y a beaucoup de choses qui se font, de beaux collectifs qui voient le jour (cf. La Récré, le Bateau Music Festival…), de plus anciens qui font des fêtes toujours plus folles et merveilleuses (cf. Otto 10, le Camion Bazar, Alter Paname…). Tout cela va sûrement continuer à se modeler doucement, sans se démoder. On est parti du principe qu’on en avait assez de devoir choisir ; un bon système son avec une population guindée? un lieu un peu glauque avec des gens fou fou et surtout fun fun? Une scéno de dingue avec de l’EDM? L’idée était de d’abord nous-mêmes passer un bon moment, et comme on est fait comme tout le monde, on s’est dit que si on voulait ca, pourquoi les autres ne le voudraient pas. Il fallait revenir ā l’essentiel. De la bonne musique, des sourires, de la joie, de l’éclectisme, de jolis visuels, des déguisements…

L’évolution de ce milieu va se faire, forcément en prenant de plus en plus de place. Ma crainte secrète est que l’on finisse par oublier le message originel de la techno, de la house, du jazz… le partage, la joie et l’amour… tout le reste n’est que de la poudre aux yeux.

Et pour vous, quel est votre regard regard sur l’évolution de la scène techno ces 10 dernières années ?

 J : Ah, cette fameuse question ! Je pense que l’évolution sur 10 ans elle est claire : démocratisation, commercialisation/récupération et multiplication. En gros, c’est la mode du moment, avec son lot de super surprises et de grosses déceptions. J’ai la chance d’avoir croisé sur ma route des collectifs comme OTTO10 ou Microclimat, qui ont une vision de la fête et de la techno qui est très belle et enjouée, presque innocente. Je suis heureux de pouvoir parfois leur donner un coup de pattes pour créer des scéno, réfléchir à des activités, accueillir les gens. Je trouve qu’on perd le message premier de la techno actuellement : tolérance, liberté et découverte de Soi. Rien à voir avec des tokens, des chaussures lumineuses et l’analogique à tout prix… Bref, je suis un vieux con sur ce sujet, avec un coté hippie : la musique c’est du bonheur, du partage et surtout pas de l’argent !

G : Je suis encore et je resterai toujours un enfant de la nouvelle génération de la techno, je n’aurai jamais la joie de raconter aux générations suivantes que j’ai participer aux premières raves et vu la naissance des légendes de la techno, je ne pourrait pas dire avec un certain sentiment de supériorité “c’était mieux avant” tout simplement parce que je ne l’ai pas vécu, et surtout je ne dirai jamais “place aux jeunes maintenant” ! Néanmoins, je trouve intéressant de voir cet engouement des gens vers une techno rude et profonde inspirée largement des labels outre Rhin, et leur intérêt (et respect) sans faille des légendes de la techno (il n’y a qu’à observer le déluge de personnes qui viennent écouter avec amour les sets toujours aussi incroyables de Laurent Garnier, ou Derrick May et Jeff Mills avec leurs orchestres !). En fait, je trouve ça assez cool de voir cette nouvelle expansion du monde de la techno, qui reste toujours une grande famille quoi qu’il arrive. Cependant, je dois quand même admettre qu’il ne faut pas oublier certains fondamentaux de cette musique que sont par exemple la tolérance et l’amour. Je reconnais que le scandale de Ten Walls m’a fait vraiment mal au cœur, ça montre à quel point certaines personnes ont du mal à comprendre ces messages, c’était totalement absurde de faire une discrimination sur les homosexuels alors que la techno est née entre autre d’un mouvement contestataire des blacks aux USA et un mouvement gay au départ en Europe. Mais c’est une chouette aventure qui avance année après année depuis 10 ans.

Et pour finir quels sont les futurs projets pour le label et pour vous, Johan et Gautier ?

O : La deuxième compilation PRÉVISION, qui s’appellera PRÉVISION #02, tiens. Comme la dernière fois, on sort des morceaux de notre artistes chéris signés sur le label: Sir Squi, D°C, et, le premier morceau sur vinyle de Breitlitz. Et on invite d’autres artistes avec qui on a des liens forts: les Cheaper Shepherd, qui ont maintenant également rejoint le label depuis leur dernière sortie “Holysheep”; Roman S., un DJ que vous avez certainement croisé mille fois sans le savoir, qui sort son premier morceau dont on est très fiers; et enfin Romain Play, qui était tout excité de refaire un morceau pour cette compilation.

On est très contents du résultat en tout cas, c’est très hétéroclite, exactement ce qu’on aime. La musique électronique est un tout très complexe, pas une simple déclinaison de noir et de blanc.

G : Je ne compte certainement pas m’arrêter là !! C’est le début pour moi d’une longue série d’EP et j’espère aussi de sorties vinyles un jour ! J’adore jouer également ! J’aime créer une énergie positive lors de mes dj sets ou de mes lives. J’aime aussi l’idée d’essayer de transmettre mon message de bisounours aux personnes présentes autour de moi (ne serai-je pas un peu utopiste ?). J’ai également plusieurs autres projets en parallèle en tant qu’ingénieur du son ou toujours dans la techno avec par exemple le Modat Club où je joue aux côtés de très bons amis. En tout cas j’espère que l’aventure continuera encore longtemps car c’est une réelle joie que de partager sa passion avec autrui !

J : J’en ai mille, au bas mot. Pour le label je suis titillé par l’idée de quitter le format 4 titres pour livrer un peu plus de mon travail. Ce serait du grand n’importe quoi, niveau cohérence zéro (techno, hip-hop, rock et classique) mais c’est mon univers qui est ainsi. La cohérence elle se trouve dans les instruments et les sons que j’utilise, absolument pas dans un genre ! J’ai trois autres projets en duo (Beasqui, Orpheus Bel, Sumaj Uru) qui devrait aboutir dans l’année à une sortie d’EPs, mais je sais pas encore si ça va intéresser forecast, car pas un seul n’est de la techno. Et je bosse aussi sur la musique pour un documentaire, mais je peux pas en parler plus (ahahah)!

Vous pouvez retrouver ces joyeux fêtards lors de leur prochaine soirée Prévision au Batofar ce vendredi ! L’event facebook est juste par la >> évent

Pour le soundcloud de Breitlitz, c’est juste ici

Et pour celui de Sir Squi, juste là

 

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Crédit photo de couverture : Olivier Bizard (www.olivierbizard.com)

 

Alia & Clemence

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