Nous ouvrons à nouveau l’histoire de la photographie pour y rechercher quelques âmes en peine aux regards mortifères. Le volume est épais. Il a trait à tout. On serait tenté d’y ouvrir les pages doucereuses de quelques voluptés féminines. Sinon choisir d’explorer l’instant décisif… Ce serait trop facile ! Son contraire peut-être ? Les éternelles permancences… Voilà une idée.  Mais aujourd’hui, le goût est tout autre…

Aujourd’hui, le chapitre choisi est celui de l’effroi. Non pas l’horreur ! Non pas le sordide, l’absolument dégeulasse.. Le profondément dégoutant qui sait nous saisir aux détours des travers humains exposés par le photo-journalisme. Ce n’est pas cela. Mais plutôt l’ironie mordante qui met à bas le corps humain et sa beauté. Un usage de l’absurde des représentations et mythèmes artistiques qui donnent à voir un monde irréel et désenchanté. Un monde particulier, plein d’humour, de noirceur et de fantaisie propre au photographe américain Joel-Peter Witkin.

 

 

Déconstruire son héritage

Déconstruire son héritage

 

 

Faire d'un bout de bois un plaisir supplicié

Le bout de bois d’un plaisir supplicié

 

4b

Les violons ivres

 

 

Chair impossible

Chair impossible

 

Enfin, le baiser de la mort

Enfin, le baiser de la mort

 

 

 

 

Informations :

Photo de couverture : Face of a Woman, 2004. Gelatin Silver Print 26 3/4 x 36 3/4 inches, Edition of 12 © Joel-Peter Witkin / Courtesy of Jack Rutberg Fine Arts, Los Angeles

Crédits photographiques : Courtesy of Jack Rutberg Fine Arts, Los Angeles.

Le Jack Rutberg Fine Arts expose actuellement l’artiste jusqu’au 3 Mai 2014. L’exposition réunit ses travaux ainsi que ceux de son frère jumeau.