Daido Moriyama est l’un des photographes emblématiques du Japon contemporain, sinon le plus connu. Il embrasse la société japonaise protéiforme avec une curiosité amusée, presque roublarde. Il est aussi le symbole de la génération Provoke, portée par le magasine éponyme, qui chercha à casser les codes entendus d’un Japon traditionnel et lisse.

Sexe et crasse sont parties prenantes de la ville. Moriyama joue sur l’ambiguité des séductions – parfois perverses parfois innocentes. Le spectateur flâne dans une ville irréelle. La street photography participe à une narration imaginaire, comme une sorte de conte qui aurait mal tourné. Voyez-vous même.

 

Daido Moriyama - Auto-portrait, Kagami, 1999

Daido Moriyama – Auto-portrait, Kagami, 1999

Bien sur, il fallait que je tombe nez à nez avec des fous. Ils prirent ma tête, et j’eus l’air des leurs.

Dance-happening,-Tokyo-1961(1)

Daido Moriyama – Dance happening, Tokyo, 1961

Pour retrouver mon identité, mieux valait un peu de chair. 

Daido Moriyama - Untitled

Daido Moriyama – Untitled

Elle ne devait pas être farouche. Facile. Jeune. C’était peut-être un piège.

Daido Moriyama - Eros or Something Other than Eros

Daido Moriyama – Eros or Something Other than Eros

 Je reçus sur l’oreille un des plus ravissants coups de poing qu’il m’ait été donné d’encaisser jusqu’à ce jour. “

(J’irai cracher sur vos tombes, Vernon Sullivan)

Daido Moriyama - Yokohama, 1971

Daido Moriyama – Yokohama, 1971

Le pauvre Lucien manquait ça. Des courbes, mon vieux… Je me perdis totalement. Et tant pis !

Daido Moriyama – Tights, 1987

Daido Moriyama – Tights, 1987

Buñuel, forcément, gacha la fête ! 

Daido Moriyama - Documentary, 78

Daido Moriyama – Documentary, 78

Cela recommencerait peut-être. Ce soir, qui sait ?

Daido Moriyama  - Hippie Crime, 1970

Daido Moriyama – Hippie Crime, 1970

Crédits photos : ©Daidō Moriyama – Tous droits réservés.

Des Races.

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