Il existe des perles non pas tombées aux oubliettes mais qui perdurent et deviennent des objets introuvables. L’histoire de Disco Illusion est un peu plus compliquée que cela.

Les personnes ayant eu la chance de mettre la main sur le dit-graal n’en sont pas peu fiers et arborent fièrement le calice pour l’utiliser à bon escient.
Et le mot « graal » est presque un euphémisme, il y a encore une semaine ce fameux vinyle tournait autour des 2000$ sur le marché de quoi en faire pâlir plus d’uns.
Certains disent que c’est la nouvelle de l’année, ce vinyle qui voyait le jour il y a 34 ans à Trinidad et Tobago n’a jamais pris l’envol qu’il aurait du prendre, bien au contraire suite à un problème de distribution l’EP contenant deux morceaux a sombré dans l’oubli, on ignorait tout de cette fantastique production. Ce n’est que l’année dernière que la seule et unique oeuvre de Stephen Encinas a refait surface suite à la découverte d’un bac contenant plusieurs copies chez un habitant de Trinidad et Tobago. L’histoire est belle et justifie ce trou béant de longues années qui séparent la production du succès finalement total survenu il y a peu.
Ce repress est donc du pain béni pour tous les amateurs de disco et de sonorités enjouées, si Motor City Drum Ensemble nous faisait le plaisir de passer Disco Illusion dans sa rocambolesque Boiler Room (la meilleure sans doute à ce jour), on est en mesure aujourd’hui de pouvoir (sans casser totalement sa tirelire) se procurer cette réédition intelligente et vraiment bien venue.
Alors pressez-vous il n’y en aura pas pour tout le monde.

 
 

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