(English Translation Below)

Je ne peux pas me permettre de juger un festival, n’ayant pas eu la chance d’en faire un avant ces fameux trois jours Outre-Manche, ma totale inexpérience fait de moi un enfant tétanisé un premier jour d’école, un premier vol d’oiseau en quelque sorte, un novice de la première heure.
Je vais tenter d’en faire un récit imagé, à la fois rêveur et réaliste.

Premier Jour

Je me mettais rapidement dans le bain (à vrai dire on ne s’est quasiment pas lavé pendant le festival), dans l’ambiance comme dirait certains, je tirais toutes les ficelles du jeu pour me fondre dans la foule et suivre un rythme qui s’avérait être acharné.
Une foule originale, colorée et très peu pudique à l’image des anglais tous plus excentriques les uns que les autres, une folie attrayante planait au-dessus de nos têtes et pendant un temps on se sentait libre, adieu les ennuis du quotidien, les petits problèmes qui restent dans le coin de la tête.
Le cadre : un parc au Nord de Londres immense selon moi, petit pour d’autres mais la magie opérait à coup sûr, je ne sais pas si j’en suis ressorti changé mais grandi sans aucun doute.
Une atmosphère incroyable a régné tout au long de la semaine tant tous les éléments étaient réunis pour faire de cette grande fête un moment qui restera au chaud dans un coin de notre mémoire.
On nous annonçait 41 DJs du top 100 mondial (le vrai), des animations, des couleurs, de la joie, de la démence en soit.
Avec 7 scènes tous plus ou moins différentes, on ne savait plus où donner de la tête, la bonne musique acculait de partout et mes oreilles ont encore du mal à s’en remettre mais peu importe l’archétype du bonheur pour un passionné de musique était bien réel.
Une vraie petite ville avait poussé dans cette banlieue environnante de la capitale, du parc d’attractions aux gigantesques tentes où bon nombres de cirques auraient rêvé de jouer.
Du mini-supermarché à la batterie mobile géante en passant par les multiples saveurs gustatives tous nos besoins d’homme moderne et d’infatigables consommateurs étaient comblés.
Au milieu de tout ça se trouvait une sorte de bosquet digne des plus grands films de Tim Burton où le repos et le partage étaient de mise, la boule disco ajoutait un brin de rêverie dans ce paradis isolé.

A peine installé, après une nuit hasardeuse hors du camping du site, les yeux encore refermés, on s’avançait vers le main stage où Huxley venait de commencer son set, le premier du festival pour nous.
L’herbe était encore verdoyante (ce détail aura son importance), les gens encore peu nombreux et l’on pouvait expérimenter toutes sortes de danse tant la place ne faisait pas défaut.
Mais le temps de l’excentricité n’était pas encore venu et lorsqu’à la suite Be Without You – Squarehead et The Break Up – Detroit Swindle détonnent dans le grand chapiteau on se dit alors que nous allons passer des instants inoubliables. On fait ensuite un passage sur la seule scène en extérieure (et oui!) mais unique en son genre.
Les organisateurs avaient décidé d’affréter des conteneurs grandeur nature pour créer une sorte de cargo où le deck-dj était la cabine de contrôle.
Le soleil prenait place et une quantité impressionnante d’objets gonflables en tout genre allait être lancée sur les grands enfants que nous sommes. L’ambiance était à son apogée, les sourires poussaient sur les lèvres telle une fourmilière en danger.

Mais l’heure fatidique arrivait et nous nous dirigions vers l’événement de la journée (du moins pour ma part) Theo Parrish débutait son set de 2h au fond du parc dans un autre chapiteau qui laissait apparaître les rayons du soleil.
Que dire ? Une sélection fantastique alliant Funk, Soul, House, une technique qui ferait pâlir bon nombre de DJs, de James Brown à Peven Evrett, il m’a littéralement marqué les oreilles au fer rouge, certains sons passent encore en boucle dans ma tête et je prie pour un jour avoir la chance de mettre la main dessus. Et puis le personnage, ce bob, cette mimique parfois intrigante parfois repoussante.
Cette maîtrise du rythme, ce moment où il devient maître du BPM et crée différents morceaux à partir du même avec une capacité déconcertante.
Une pause s’imposait après ce début tonitruant.
Légèrement déçu par Dixon, on explorait les différentes scènes notamment les plus intimistes et souvent les plus attrayantes, Joy Orbison a lui semble-t-il marqué les esprits, le temps pour moi d’entendre Mercy (Boddika VIP) dans une ambiance de feu.
L’autre immanquable de la journée, DJ Koze qui par miracle jouait dans la scène que je considère comme beaucoup d’autres comme la meilleure du festival, intimiste, dans un monde parallèle, l’Igloo était ce qui se faisait de mieux, un dôme où était projeté des images psychédéliques à la fois mieux isolé et où une réelle ambiance s’était créée.
L’ayant vu il y a de ça près d’un mois je m’attendais à voir un set similaire mais bien au contraire, Koze s’est adapté d’une part à la salle mais aussi au public, 2h de rêve éveillé, une Techno langoureuse, poétique et pleine d’amour, entre vocals et sonorités douces, j’ai tout simplement était transporté ailleurs, impossible de bouger.

Le reste de la soirée se résumait sûrement à se remémorer la claque qu’on venait de se prendre et au morceau It’s Only qui résonnait encore dans toutes les têtes.
La journée du lendemain s’annonçait encore plus mouvementée et on repartait de ce paradis l’esprit tranquille tout en se disant que ce n’était que le début. Hélas?

Deuxième Jour


Après une nuit bien méritée et l’autorisation collective de ne commencer la journée qu’à 18h30 (et quel début), nous retrouvions notre Igloo préféré et le savant fou Roman Flügel. Je l’avais vu il y a de cela deux semaines et Maceo Plex commençait son set une demie heure plus tard.
N’ayant jamais eu l’occasion de le voir, nombreux sont ce qui m’ont vanté sa capacité à faire exploser les basses et à obliger notre corps à suivre tous les mouvements inimaginables, je me dirigeais vers le main stage dans l’espoir de prendre mon pied.
Tout le monde n’a pas été de mon avis, mais le natif de Cuba a délivré une énergie incroyable, la foule était en délire et malgré le peu de place laissé pour danser, il y a avait une cohésion parfaite.
Des morceaux de plus en plus rythmées qui à chaque break faisaient exploser notre joie.
Pas le temps donc de se reposer puisqu’Ellen Allien prenait place sur la scène extérieure devant une nouvelle tripotée de danseurs fous. Comme devant  l’entrée d’une boîte de nuit, on patientait et faisait la queue pour rentrer dans le « porte-conteneurs ».
C’est toujours aussi impressionnant de voir une si jolie fille mixer à la perfection de l’acid-house.
Mais l’appel des génies Tale Of Us résonnait et je me suis avancé vers le main stage.
Comment décrire une nouvelle expérience à part ? Ils ont cette capacité à ne jamais faire le même set (ils sont sur Traktor me direz-vous, c’est pourtant les seuls qui arrivent à me transporter de la sorte).
Le bruit des cloches et des sonorités spatiales résonnent encore dans ma tête, quel set, quel culot, quelle volonté, la salle ne s’est pas pour autant vidé malgré ce manque évident d’ouverture (tant mieux!).
J’ai pu assisté à un vrai voyage magique et qui laisse rêveur.
Guy J – Fixation peut en témoigner à ma place. Allez on repart ..

Ellen Allien

Chris Liebing saura assurément vous faire apprécier la Techno. Les détracteurs de ce genre aux répliques bien connus, du boum-boum au côté répétitif ne feront que confirmer.
L’Igloo n’aurait pas su être meilleur accueil pour ce vétéran et véritable maniaque de la mélodie. Parce que c’est bien la mélodie qui fait de sa techno maison une musique lancinante et pleine de poésie. Je regrette de pas être resté plus longtemps mais l’occasion se représentera bien un jour, dans un autre lieu, dans un autre pays..
De même pour Ame qui a sorti 20 minutes de génie, menées de bout en bout, on aurait cru entendre un morceau entier alors que ces mêmes 20 minutes étaient sans doute composées de plusieurs morceaux.
La fête battait son comble, le toboggan géant accueillait de plus en plus de gens et nous nous promenions insouciants comme si rien d’anormal n’était entrain de se passer.

Richie Hawtin

Main Stage, salle comble, serrés comme jamais, nous patientions pour la venue de Richie Hawtin (on ne fait d’ailleurs jamais remarquer qu’il a la même coupe que ce cher Skrillex).
Arrivé tel un Roi, il ne nous laissait même le temps de respirer et partait dans une ballade techno mémorable mais finalement très répétitive. Technique complexe, les changements se font sentir, d’un bruit de cloche au bruit strident d’une baisse aigue, il n’y a pas de doute il maîtrise son sujet.
Mais, car il y a un mais, il y eut un manque d’originalité, les sonorités se sont avérées pauvres au bout d’un certain moment sans jamais faire fuir la foule.
Peut-être déçu, s’attendant à un set de la qualité de la Peacock je rejoignais mes compères pour voir la fin du set de Sasha. En définitive, une claque, une continuité sensationnelle, que de mouvements, de choix intelligents dans un chapiteau rempli à ras bord.
La balade nocturne habituelle s’imposait, c’est dans ces moments que les salles intimistes se révèlent être les plus intéressantes, les gens sont peut-être encore plus déjantés dans ces endroits.
Il se fait tard et nous finissons par retrouver Damian Lazarus et sa casquette fétiche pour une dernière de folie. Nous étions peut-être fous ou alors galvanisés par la musique irréelle que l’on entendait mais l’atmosphère était à nouveau spatiale, un rêve d’une folie colorée.
Les festivaliers partaient se coucher mais nous restions, nous aurions d’ailleurs pu rester là des heures tant tout nous semblait agréable, les gens étaient chaleureux, la musique exceptionnelle.
Quelle déception lorsque les coups de 6 heures sonnèrent mais nous repartions le sourire aux lèvres, le sentiment d’avoir vécu quelque chose d’unique et de magique.
Il restait un jour, un seul petit jour et c’était peut-être celui dont on se souviendrait le plus.

Chez Damier

Troisième Jour

La nuit fut éphémère, j’étais sans doute dans un état de fatigue des plus avancé depuis le début du festival mais mon appréhension fut de courte de durée.
Chez Damier fut pour moi le guérisseur, le vaudou, le vaccin, le remède contre tout ce qui aurait pu m’atteindre. Autour de moi s’est crée une sorte de bulle où les gens s’invitaient pour danser au rythme du set inoubliable d’Anthony Pearson.
Que de notes de piano, de samples de voix, agrémentés de touche d’acid-house.
Si ce n’est pour aller chercher de l’eau, j’ai passé 2h30 à danser comme jamais sur la scène extérieure, les gens étaient peu nombreux mais le peu qui était présent était dans le même état que moi.
Le sourire glorieux et joyeux pouvait se lire sur toutes les lèvres, la joie était de mise et primordiale.
Près de 4 personnes sont venues me dire que j’étais sans doute le plus heureux de la salle.
C’était peut-être vrai en attendant Chez Damier a littéralement retourné mon cerveau et toutes mes attentes furent comblées, j’ai entendu en un set ce que j’aurais pu entendre dans différents sets.
Tout était réuni et quel début de journée. Je suis le seul de l’équipe à avoir eu la chance de l’écouter mais je m’en souviendrai et je saurais leur raconter pour qu’ils souhaitent le vivre à leur tour.
Malheureusement ou heureusement Kerri Chandler est arrivé en retard, cela m’a permis de voir la fin du set du personnage si chaleureux et plein d’amour qu’est Chez Damier.
On a donc eu le droit à seulement une petite heure de notre « chouchou » Kerri Chandler mais quelle heure une nouvelle fois (J’ai le sentiment de sans cesse me répéter et d’être trop évasif mais les faits sont là..). Un set à nouveau totalement différent de toutes les fois où nous avons eu la chance de le voir et pour la première fois O Mi Shango (Dave Doyle Remix) est enfin sortie.
J’ai sans aucun doute perdu ma voix à ce moment là mais un sentiment de bonheur s’est emparé de la troupe et nos voix résonnaient dans l’enceinte imprenable. Les pépites sortaient tour à tour du chapeau de l’homme de la soirée. On ne s’arrêtera donc jamais de danser ?

Masters At Work

 

Venait enfin le clou du spectacle, ces deux énergumènes qui vont rêver la planète par leurs morceaux et remixs fantastiques, l’homme au crâne rasé et celui à la fameuse casquette s’avançait vers la scène.
Pendant un instant nous rêvâmes d’un B2B entre Masters At Work et Kerri Chandler.
La nouvelle se répandait dans les travées mais il n’en fut rien.
Mais pour résumer ce dernier set du festival, j’ai pleuré à sa fin. J’ai sans doute bon nombres de problèmes mais ces 2 heures furent les plus jouissives de ma vie, j’ai retrouvé tout ce que j’aimais, tout ce que je connaissais et je découvrais en même temps de nouvelles pépites.
A chaque nouveau morceau, une nouvelle histoire, une nouvelle larme. C’était un moment qui restera gravé dans ma mémoire, je ne sais pas si le fait que ce fut le dernier set du festival, si l’ambiance autour de moi jouait, la présence de tous mes compagnons de route mais je dansais, chantais sans me soucier du reste, en oubliant ce qu’il y avait autour de moi.
On ne voulait pas que ça s’arrête, la folie redescendait petit à petit mais les gens continuaient à danser et à partager le bonheur qu’ils avaient entre les mains.
Quelle expérience, que de souvenirs, au final j’en ressors changé assurément. Merci!

Translation



I cannot let myself judge a festival, I never had the chance to do one before these tremendous three days Across The Channel, my total ineperience makes of me a child paralyzed a first school day, a first fly of bird in a way, a novice from the first hour.

 

First Day

 

I got fast into the wings of things (to the truth we barely had the occasion to wash up during the whole festival), in the atmosphere like we say, I pulled all the strings of the game in order to blend in with the crowd and to follow a pace that proved to be tireless.
An original crowd, colored and a bit modest reflected by english just as well eccentric as the others, an attractive madness was soaring above our heads and for a while we felt free, goodbye our daily bugs, those little issues that stay at the back of your mind.

 

The setting : a park located in North London, giant according to me, small according to others but it worked like a charm, I don’t know if I emerged changed from this experience but greater without a doubt yes.
An incredible atmosphere has reigned in throughout the week, all the elements were aligned to turn this huge party into a moment that will stay warm in a corner of our memory.
We announced us 41 DJs of the world top 100 ( the real one), animations, colors, enjoyment, the insanity in fact.
With 7 scenes, all more or less different, we didn’t which way to turn, the good music came from everywhere and my ears still have difficulty in recovering from it but no matter what the archetype of happiness for a music enthusiast was very real.
A real town had grown in this surrounding suburb of the capital, from the amusement park to the giant tents where numerous circus would have loved to play.
From the mini-supermarket to the huge mobile battery in passing by the multiple gustative flavors, all our needs for modern man and for tireless consumers were filled.
Right in the middle of that, there was a sort of a thicket worthy of Tim Burton’s greatest movies where resting and sharing were appropriate, the disco bowl added a snatch of daydream.

 

Hardly settled, after a risky night outsite the camping of the site, eyes still closed, we advanced towars the main stage where Huxley had just begun its set, the first one of the festival. The grass was still gren (this detail will have its importance), still not numerous people and we could experiment any sorts of dance so much the place was not lacking.
But the time of eccentricity had not come yet and when in the continuation Be Without You – Squarehead and The Break Up – Detroit Swindle went out of tune under the Big Top, we say ourselves that we are going to spend unforgettable moments. Then we make a passage on the only outside stage but one of a kind.
The organizers had decided to charter life-size contenairs to create a kind of cargo boat where the deck-DJ was the control room.
The sun took a seat and an impressive quantity of inflatable objects of all kinds was going to be thrown on the big children whom we are. 
The atmosphere was at its height, a smile grew on every single lip such as an anthil in danger.

 
 

But the fatfull hour came and we went to the event of the day (at least for my part) Theo Parrish began his 2 hours set at the bottom of the park in another Big Top which let appear the shelves of the sun.
What can I say ? A fantastic selection allying Funk, soul, House, a technique which would blow the majority of today’s DJs. From James Brown to Peven Evrette, he literally branded my ears, certain sounds still pass in a loop in my head and I pray for one day to be able to lay hands on it.
And then the caracter, this sun hat, this sometimes digusting sometimes scheming mime.
This control of the rhythm, this moment when he becomes a tempo master and create various pieces from the same with a disconcerting capacity. A break was imperative after this booming beginning.
Slightly disappointed by Dixon, we instagated the various scenes in particular the most intimist and often the most attractive, Joy orbison seems to have marked the spirits, the time for me to hear Mercy (Boddika VIP) in an atmosphere of fire.
Other one inevitable of the day, DJ Koze who by magic played in the scene which I consider as many others as the best of the entire festival, intimist, in a parallel world, the Igloo was what was made of better, a dome where was projected psychedelic image, at the same time better isolated and where a real atmosphere had built up itself.
Having seen him about a month ago, I expected to see a similar set but on the contrary, Koze adapted himself on one hand to the room but also to the public, a languishing Techno, poetic and full of love, between sweet vocal and soft tones, I have simply been transported somewhere else, impossible to move.

 
 
The rest of the evening amounted certainly to remember the slap that we had juste taken and to the piece It’s only who still resounded in all the heads.

The day of tomorrow looked even more animated and we left this paradise with a quiet mind while saying to ourselves that it was only the beginning. Alas ?

Second Day

 

After a well deserved night and the collective authorization to begin the only at 6:30 pm (and what a beginning!), we got back to our favorite Igloo and the crazy scientist Roman Flügel. I saw him two weeks ago and Maceo Plex began its set half an hour later.
Having never had the opportunity to see him, numerous people have praised his capacity to blow up the basses and to oblige our body to follow all the inconceivable movements, I went towards the main stage hoping to get be aroused.
Everybody did not agree with me, but the native of Cuba delivered an incredible energy, the crowd was delirious and in spite of the little space left for us to dance, there was a perfect cohesion there. Pieces more and more cadenced which in every break blew up up our pleasure. 
Not the time for us to rest because Ellen Allien took a seat on the outside stage in front of a new large numer of crazy dancers.
As in front of the entrance of a nightclub, we waited and queued up to into the «contenair-ship»
It is always so impressive to see a such attractive girl mixing to perfection some acid-house.
But the appeal of the geniuses Tale Of Us resounded and I advanced towards the main stage.
How to describe a new experience apart from ?
They have this capacity to never make the same set (they are on Traktor will you say to me, it is nevertheless the only ones who manage to transport me in this way).
The noise of bells and the spatial tone still resound in my head, what a set, what a nerve, what a will, the scene did not empty for all that in spite of this obvious lack of opening (that’s fine !). I was able to assisted a real magic journey and which leaves dreamer.
Guy J – Fixation can testify of in my place. Let’s return.

 
Ellen Allien
 

Chris Liebing will undoubtedly kwno how to make you appreciate Techno.
The detractors of this kind, with the retorts known well, from the bang-bang to the repetitive side will only confirm that.
The Igloo would not have been such a better reception for this veteran and real fanatic of the melody. Because it is the melody which makes of its home-made techno a pounding music and full of poetry.
I regret of not having stayed longer but the opportunity will represent itself one day, somewhere else, in another country…
Also for Âme who dropped brilliant 20 minutes, led from start to finish, we would have believed to hear a whole while the same 20 minutes where certainly composed of several pieaces.
The party beat its height, the huge slide welcomed more and more people and we walked carefree as if nothing unusual was taking place.

 
 
Richie Hawtin
 

Main stage, full room, squeezed as never, we waited for Richie Hawtin’s coming (we never point out the fact that he has nearly the same haircut as Skrillex by the way).
Arrived such as a king, he didn’t even leave us the time to breathe and went into a techno ballad memorable but finally a bit repetitive.
Complex technique, the changes are felt, from a bell noise to the shrill noise of an acute bass, there is no doubt he masters his subject.
But, because there is a but, there was a cruel lack of originality, tones haved proved to be poor at the end whithout ever making the crowd run way.
Maybe disappointed, expecting a set of the quality of the Peacock, I joined my mates to see the end of the set of Sasha. After all, a new slape, a sensational continuity, so many movements, so many intelligent choices in the Big Top fill to the brim.
The usual night-stroll was imperative, it is in these moments that the intimist rooms turn out to be the most interesting, people are maybe even more off the chain in these places.
Time is getting on and we eventually finish to see Damian Lazarus and his fetish cap for a last one of madness. We were maybe crazy of than galvanized by the unreal music which we could hear but the atmosphere was again spatial and unique, a dream of a colored madness.
The festival-goers were going to bed but we stayed, we could have stayed for hours so much everything seemed to us pleasent, people were warm, the music was exceptional.
Which dispopointement when the knocks of 6 am rang but we left the place with a huge smile on the lips and the feeling to have lived somehting unique and magical.
It remains one day, an only small day and it was maybe the one which we would remember most.

 
 
Chez damier

Third Day

 

The night was ephemeral, I was doubtless in a state of fatigue of the most moved forward since the beginning of the festival but my apprehension was short-lived.
Chez Damier was for the quack, the voodoo, the vaccine, the remedy against all which could have been able to affect me. Around me a kind of bubble where people invited each other to dance was created to dance at the rate of Anthony Pearson’s unforgettable set.
So many piano notes, samples of voice, brightened up with a acid-house touched.
It it not to fetch some water, I spent two and half hour to dance as ever on the outside stage, people were a few but the few people were in the same state as me.
The glorious and joyful smile could be read on all the lips, the enjoyment appropriate and essential.


About 4 persons came to say to me that I was probably the happiest person of the scene.
It was maybe true, meanwhile Chez Damier has literally returned my brain and all my expectations were filled, I heard in a set what I would have been able to hear in various sets.
Everything was combined and what a beginning of day.
I am only one of the team to have been lucky enough to listen to him but I will remember it and will kwow how to tell them so that they wish to live it in their turn.
Unfortunately of fortunately Kerri Chandler arrived late, it alloew me to see the end of the set of the caracter so warm and full of love as Chez Damier is.
Then, we had the right to see one hour set of our «blue-eyed boy» Kerri Chandler but what an hour again (I have the feeling to repeat ceaselessly and to be too evasive but the facts are there). A set again totally different all the times where we were lucky enough to see him and for the first time O Mi Shango (Dave Doyle Remix) was dropped.
I undoubtedly lost my voice at this moment but a feeling of happiness seized the troop and our voices resounded in the impregnable surrounding wall.
Nuggets went out alternately of the hat of the man of the evening. We shall not ever stop dancing then ?

 
 
Masters At Work
 

Came finally the show climax, these two firebrands who make the planet dream by their pieces and fantastic remixes, the with the shaved skull and the one with the famous cap avdanced towards the scene.
For a moment we dreamed about a B2B between Masters At Work and Kerri Chandler.
The news spread in the rows but it was nothing.
But to summarize this last last set of the festival, I cried at hise. I have doubtless well numbers of problems but these 2 hours were the greatest of my life, I got back with everything I loved, everything I knew and I discovered at the same time some amazing tunes.
In every new piece, a new story, a new tear.
It was a moment that will remain engraved in my memory I don’t know if the fact that it was the last set of the festival influenced me, if the atmosphere around me worked, but I danced, sang without caring of the rest, by forgetting what was around me.
We did not want to get to the end, the madness came down little by tillte but people continued to danse and to share the happiness which they had between their hands.
What an experience, so many memories, in the end this festival changed me for sure. Thank You!


Thibault

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