Il ne me sera pas permît cette année de redécouvrir Arles. La ville dorée et grise me fuit une nouvelle fois. Il ne me reste plus alors qu’ internet pour satisfaire ma faim. Je me rabats avec mollesse sur les nombreuses revues de presse, à écumer internet, ivre de belles images.
Aujourd’hui Claude Nori vient frapper à ma porte. Arles le décore, lui et Contrejour. Cette dernière est maison d’édition, galerie et enfin papier de glace. Logé à Paris, fondé en 1975, Contrejour publiait en 2011 le dernier Claude Nori, Des jours heureux au Pays basque. Les arlésiens peuvent aujourd’hui le contempler, ainsi que d’autres photographies.

Le photographe naît à Toulouse et change d’objectif en 1969 passant du cinéma à la photographie. Jamais plus il ne la quittera. Première exposition à Toulouse en 1971, montée à Paris en 1974. La maison Contrejour est fondé et publie, recrute, intéresse. Robert Doisneau, Willy Ronis, Guy Le Querrec, et bien d’autres.

Les expositions s’en suivent tandis que les thèmes varient. La photobiographie autour des amours éphémères, ceux passionnels et italiens. Celle aussi d’une photographie anticonformiste, donnant chance  aux jeunes pousses, les confirmant. Novatrice est la Maison Contrejour.

Claude Nori et plus largement Contrejour ont permit de révéler de talents actuels novateurs. Voyez par-vous même la liste de ces noms, aujourd’hui reconnus. Dessinant de nouvelles lignes, refusant le photo-journalisme, cette photographie savoure aujourd’hui l’honneur qui lui est fait. Arles rend hommage à une époque de découverte, une époque de destins nées innées, de territoires nouvellement foulés.

Visuellement, cette photographie se veut plus proche des gens. Sans être populaire, elle tisse des liens entre les arts, refuse d’être cloîtré à un seul domaine. C’est un laboratoire d’idées. Celles de Claude Nori sont empreintes d’amour, du goût éternel pour le sentimental. On s’y noie avec émotion et tendresse.

Ici sont présentées des photos issus de la série ” Des jours heureux au Pays Basqueet très largement de celles des “ L’été italien “.
Le dernier ouvrage de Claude Nouri est disponible chez Contrejour.
-> Des jours heureux au Pays Basque, 45€, 248p.

Des Races.