Certains l’ignorent peut être mais Samedi prochain sera feté au Point Ephémère les cinq ans de la boutique Smallville Records à Paris. Sur place joueront Lawrence, Smallpeople (Julius Steinhoff et Dionne), Pantha du Prince, Stefan Marx et Jacques Bon. Ce dernier est revenu longuement avec nous sur ces cinq ans d’expérience, sur ses relations avec l’ensemble du label et bien évidemment sur ses projets personnels. Et n’oubliez pas, A samedi prochain.
The english version follows the french one.
 Jacquo
 

High Five Magazine : Salut Jacques ! La boutique Smallville Paris déménage cet été. Pourquoi ce changement ?
Jacques Bon : On n’a pas encore signé de bail et plusieurs possibilités s’offrent à nous. On ne recherche pas spécialement un quartier mais plutôt un coup de cœur sans trop s’éloigner du centre quand même, avec un loyer intéressant biensur ce qui n’est vraiment pas facile en ce moment à paris.
D’ailleurs si tu as des plans, ou même un de vos lecteurs, n’hésitez pas à me tenir au courant !!!

High Five Magazine : Vous bougez afin d’obtenir plus d’espace ?
Jacques Bon : Oui, la boutique marche de mieux en mieux. Je pense que c’est le fruit de 5 ans de travail, les soirées à paris et le label qui devient de plus en plus connu nous amènent aussi beaucoup de nouveaux clients…

High Five Magazine : Les débuts devaient être difficiles ?
Jacques Bon : Oui, au début il fallait se faire connaître, le local n’était pas très accueillant mais on n’avait pas tellement le choix. Nos soirées étaient aussi un peu moins remplies qu’aujourd’hui mais on en garde de très bons souvenirs. Je crois que c’est le bon moment pour développer le magasin, surtout depuis que le vinyle commence à retrouver une nouvelle clientèle.

High Five Mag : Une bonne chose que le retour du vinyl !
Jacques Bon : Oui bien sur, ca me fait plaisir de voir que les nouvelles générations continuent à s’y intéresser mais en même temps ca ne me surprend pas!

HFM : Comment le magasin a t-il été fondé ? Est-ce toi qui est allé vers Julius Steinhoff et Dionne (les « boss » de Smallville Records) ? Cette idée est-elle la tienne ?
Jacques Bon : Smallville a été créé en 2005 à Hambourg et la sélection de Lawrence et Julius m’a tout de suite beaucoup plu. En rencontrant Hendrik (Pantha Du Prince) à Paris, c’était l’occasion parfaite pour ouvrir une dépendance du shop et label à Paris avec l’idée d’importer la scène de Hambourg à Paris et réciproquement. Il en a parlé à Pete et Julius à qui le projet a plu et c’est comme ca que ca a commencé!

HFM : C’est un beau projet puisqu’un en 5 ans, c’est une réussite.
JB : Oui comme je disais le shop marche de mieux en mieux et le label également à une échelle plus internationale. J’espère qu’on fêtera encore de nombreux anniversaires comme le prochain ce samedi 8 septembre au point éphémère!!

HFM : On avait déjà pu te voir en Juillet dernier au Point éphémère avec Jus-Ed et Move D. Une soirée mémorable.
JB : Oui c’était une très belle soirée, qu’on a co-produit avec Sonotown qui ont fait un super boulot!! Move D et Jus Ed aussi biensur!! Au dela de leur talent de Dj ce sont vraiment deux personnes que j’apprécie beaucoup! J’espère que la prochaine sera aussi réussie mais je ne me fais pas trop de soucis!!

HFM : De ton côté, tu produis parfois des tracks avec Christopher Rau. Comment cela s’est fait ?
JB : Je crois avoir rencontré Christopher à Smallville à Hambourg ou au Golden Pudel, un club de Hambourg ou nous jouons régulièrement lors de soirées Smallville ou autres. On s’est vite bien entendu et un jour on s’est retrouvé à faire de la musique ensemble.

HFM : Dans quelles conditions vous produisez vos morceaux ?
JB : On a pour l instant toujours travaillé ensemble chez lui ou chez moi. On ne s’envoie pas les sessions via internet comme d’autres le font pour travailler aussi à distance. C’est assez spontané ou intuitif. Mais chacun amenant ses propres idées, il faut aussi parfois savoir faire des concessions.

HFM : Le label vient tout juste de sortir le projet Roaming, où Rau s’associe avec Moomin.
JB : Oui, c’est la prochaine sortie Smallville, avec un remix de Smallpeople.
On vient aussi de sortir un split Ep de Juniper et Arnaldo, deux excellents artistes venant de Manchester.

HFM : L’EP We met in Manchester ! Le morceau A song named of one word est très poétique. Je qualifierai le son de Smallville comme cela. Subtile et poétique.
JB : Merci du compliment.

HFM : C’est une ligne que vous recherchez, que vous maintenez ?
JB : Il y a bien sur une recherche de cohérence dans le choix des morceaux que l’on décide de sortir, bien que des morceaux allant dans des directions différentes puissent aussi enrichir l’identité du label. Je pense que c’est bien de savoir aussi rester ouvert et à l’écoute de nouvelles idées.

HFM : Que conseillerais-tu à un jeune artiste souhaitant intégrer Smallville ?
JB : Je conseillerai d’abord à un jeune artiste de faire la musique qu’il aime sans penser en avance à la façon dont elle se vendra ou à un label en particulier et de rester le plus libre possible. Un artiste qui a quelque chose de nouveau à proposer, c’est aussi ca qui est intéressant pour un label.

HFM : Vous vous y retrouvez au milieu de toutes les démos reçus ?
JB : C’est difficile de tout écouter bien sur, on en reçoit plein. Il y a une part de chance mais l’humain joue aussi un rôle très important dans des petites structures comme la notre.

HFM : J’étais à Ibiza cet été, et la programmation générale sur l’île tendait davantage vers la techno, excepté peut-être la Circoloco. On trouvait peu de House, encore moins de deep house, celle-ci étant cantonné au before sur les plages … Est-ce que l’on vous a proposé des soirées là-bas ?
JB : Je crois que Lawrence a déjà joué à Ibiza pour la soirée Cocoon de Sven Vath dont il est assez proche, Efdemin et Pantha du Prince ont déjà du y jouer aussi je pense. Je n’y suis moi même jamais allé mais j’espère un jour pourquoi pas. En tout cas pour l’instant il n’y a pas encore eu de soirées Smallville la bas.

HFM : C’est dommage, il y aurait la place pour votre musique là-bas.
JB : Si tu connais des promoteurs alors tu devrais leur en parler ! Ou bien organise tes propres soirées !

HFM : Pourquoi avoir choisi le Point éphémère pour la soirée de vos cinq ans ?
JB : C’est un endroit agréable je trouve. C’est une ancienne caserne de pompiers réaménagée en salle de concert/club avec une déco simple un peu brut de béton comme le Panorama Bar de Berlin et le canal que l’on voit de l’intérieur du bar me fait penser un peu à Robert Johnson à Francfort, qui sont deux de mes clubs préférés. La première soirée qu on a organisé la bas s est super bien passée, alors pourquoi ne pas recommencer!

HFM : Quels sont tes projets musicaux en cours ?
JB : Pour l’instant j’ai un morceau produit il y a un moment déjà avec Nico (Nicolas Villebrun) qui va sortir sur une compil d’un label américain qui s’appelle Round’About. Il devrait y avoir également un remix de Théo Parrish par Rick Wilhite, et aussi des morceaux inédits de Soulphiction, Marcelus Pittman, Baaz etc… C’est assez intimidant de sortir un morceau parmi ceux de tels producteurs, mais comment refuser… J’espère que le notre plaira aussi.

HFM : Et quelques endroits à visiter aussi ?
JB : Le 2 Novembre je mixerai au Scop avec  Ron Morelli, le boss d’un label de New York qui s’appelle L.I.E.S (Long Island Electrical Systems). Je ne suis encore jamais allé dans ce club mais je trouve sa programmation très intéressante.

HFM : Je ne connais pas encore L.I.E.S. , c’est un bon label ?
JB : J’aime beaucoup ce label. On y retrouve par exemple Steve Summers, Legowelt ou encore Xosar qui sont des artistes dont j’aime beaucoup les productions.
J’espère également refaire des soirées au Rex et je jouerai à la Java en janvier pour la soirée du UDO, un bar franco-allemand que j’aime beaucoup avec qui on invite Nathan Johnson aka Hrdvision. Et il y a encore d’autres projets en cours dont je pourrai te reparler plus tard !!

HFM : Qu’en est-il des projets communs de Smallville Records ?
JB : Mis à part Roaming, la prochaine sortie de Smallville est un EP de STL. Si son précédent EP Silent State sorti sur Smallville également t’a plu, je pense que tu ne seras pas déçu par celui la !!!

HFM : Stefan Marx est le créateur de vos visuels, de vos flyers et pochettes d’album. Elles sont fascinantes Peux – tu nous parler de lui ?
JB : C’est un artiste qui travaille aussi pour d’autres labels, comme PlayHouse le label de Ata (Robert Johnson), c’est lui qui a fait la pochette d’Isolée – We are Monster par exemple. Il travaille aussi avec Mule Records au Japon. Il créé aussi des T shirts pour sa marque, Loosy Livin Company. Il expose en tant que peintre mais il reste également proche du milieu du skate en travaillant avec la marque Cleptomanicx de Hambourg. Il touche à de nombreuses formes d’expressions graphiques et j’ai tout de suite été très sensible à son travail!

HFM : Ses visuels collent bien avec la poésie de Smallville. Pour revenir au label, Lawrence est à l’origine de deux labels excepté Smallville : Dial et Laid (qui est l’imprint digital de Dial). Comment-fait il ?
JB : Heureusement, il n’est pas seul pour ces trois projets. Il est entouré par une bande de copains qui l aident beaucoup !!

HFM : Aurais-tu un talent, un récent coup de cœur découvert à nous faire partager ?
JB : Society of Silence, le projet de Nicolas Villebrun et Benoit Legrain. Ils sortent un premier et très beau LP sur leur nouveau label qui promet beaucoup !!!

HFM : Merci pour cette rencontre, on se voit le 8 septembre au Point Ephémère, cinq ans à célébrer avec joie !
JB : Merci à toi!! A samedi!!!

Retranscris par Des Races.

Retrouvez tout Smallville Records et Jacques Bon ici :
Smallville Records website & facebook
Smallville Paris shop website & facebook
Point Ephemere website
The event : digitick & facebook
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You will have to be in Paris next Saturday. The french shop Smallville Records is celebrating its five years birthday at Point Ephemere. The party will gathered  Lawrence, Smallpeople (Julius Steinhoff & Dionne), Pantha du Prince, Stefan Marx and Jacques Bon. We had the chance to meet Jacques Bon, the shop’s owner, to discuss on the shop, his relations with the whole Smallville crew and at least his current projects.

Don’t miss the party then !

Meeting with Jacques Bon
High Five Magazine: Hi Jacques!  Smallville Paris’s Shop is moving this summer. Why this change?
Jacques Bon: We haven’t yet sign a lease. We have several possibilities. We are not particularly looking for a precise district but just waiting to fall in love for the right place. Still, being in the heart of Paris would be great, with a proper rent indeed. This isn’t so easy in Paris right now.
By the way, if you or one of your reader have plans, feel free to catch me!
High Five Magazine: Are you moving to gain space? 
Jacques Bon: Yes, the shop is working better. Five-year of good working has finally paid. There is also the Paris’s party we organized. And finally, the label becomes more and more famous. This brings more and more new customers.
High Five Magazine: Was it difficult at the beginning?
Jacques Bon: Yes, we had to make our name. The shop wasn’t so welcoming, but we had no choice, isn’t it? There were also less people at our parties than nowaday. We’re keeping good memories of it anyway. Now is the right moment to develop the shop, especially when the vinyl is coming back.
High Five Magazine: Nothing’s better than vinyl!
Jacques Bon: Sure! It’s always good to see that new generations kept interest in it. But I’m not surprised.
HFM: How the Parisian shop was founded? Was it your own idea? Did you bring that idea to Julius Steinhoff and Dionne (the Smallville Record’s boss)?
Jacques Bon:  Smallville records were founded in Hamburg during 2005. I liked instantaneously what Lawrence and Julius created. While I met Hendrik (Pantha du Prince) in Paris, I found the opportunity to open the Smallville’s department here in Paris with the idea of bringing down the Hamburg scene. Hendrik told Pete and Julius about the project and our story just began!
HFM: Since five years, it’s only successes!
JB: Yes, as I said the shop is working well and the label has climbed a ladder. I hope we’ll celebrate many other birthdays like this one, next Saturday at Point Ephemere.
HFM: Speaking of it, last July you were playing at Point Ephemere with Jus-Ed and Move D. What a night!
JB:  It was a great night indeed. We organized the party with the French blog Sonotown. They did the job properly!! I strongly appreciate Move D and Jus Ed, not only for their DJ’s gifts… I hope it would be as great Saturday as last July. But it should, isn’t it?
HFM: You’re producing tracks with Christopher Ray. How did you first meet him?
JB: I think I’ve met Christopher in Hamburg. It was either at Smallville or at the Golden Pudel, a nightclub where we are used to play a lot. We had fun on the pot and we ended up making music together.
HFM: How do you produce your tracks together?
JB: For now, we are used to work either at my home or his. We’re not sending sessions by Internet, as some does. It’s spontaneous, unplanned and intuitive. While we are bringing our own ideas, concessions have to be made.
HFM: Smallville records just released Roaming, a combined of Rau and Moomin.
JB:  It’s the next Smallville, coming with a Smallpeople remix. We also released a EP by Juniper and Arnaldo. They are both excellent artists from Manchester
HFM: And it’s called We met in Manchester. The track A song named of one word sounds like a poesy. I consider the whole Smallville records as poetic and subtle!
JB: Thank you!
HFM: Is it something you’re after? A line you’re holding on and on?
JB:  We’re holding on a lucid and coherent line when we release some tracks. Still, some tracks might differ and strengthen the label’s identity. We have to stay open-minded, paying attention to new ideas.
HFM:  What a young artist should do to be released on Smallville?
JB: First, this person should conceive the music on his own. He shouldn’t make music just to be released on a label. Keeping freedom is the key. At the end, the artist should also bring something new. New is always interesting for a label.
HFM: Aren’t you overburden with demos?
JB: As we’re receiving a lot of them, it’s always hard to listen all of them. Luck is playing a little bit. But human plays the whole part in a small structure like ours.
HFM: I spent some time in Ibiza this summer and were a bit disappointed. I hear mostly techno there, except at the Circoloco. I heard a little bit of House but few deep house artists or livesets. People told me deep house were made for beaches … Does someone has proposed you any events there?
JB: Lawrence might have played in Ibiza for the Sven Vath’s party, Coocon. He’s a friend of Sven. Efdemin and Pantha du Prince might have played in Ibiza too. I’m not sure. I never went to Ibiza but maybe one day. For the moment, Smallville never throw a party there.
HFM: It’s too bad. Ibiza could be a perfect place for your music.
JB:  Well, if you know some promoter; please feel free to propose them. Or you can organize your own parties.
HFM: Why did you choose the Point Ephemere to celebrate the birthday?
JB: It’s a pleasant place. It used to be a fire station. It was rebuilt with a simple decoration made of raw concrete. It looks like Panorama Bar in Berlin and Robert Johnson in Frankfurt. You can see the canal while being drinking at the bar as if you were at Robert Johnson. Panorama Bar and Robert Johnson are my favourite nightclubs. We did well when we organized our first party there, so we thought « let’s go again! ».
HFM: What are your current projects?
JB: I’ve produced a track with Nico (Nicolas Villebrun) a while ago. It will be featured on a compilation by the American label Round’About . A Rick Wilhite remix of Theo Parrish and some unreleased tracks from Soulphiction, Marcelus pittman, Baaz will complete the compilation. These are big producers and I almost feel intimidated. But how could I refused … I hope our track will be well received.
HFM: I bet you will be playing around too?
JB: I will play at Scoop with Ron Morelli the 2d of November with Ron Morelli. He’s the boss of New York’s L.E.I.S. Records (Long Island Electrical Systems). I’ve never played there, but the club books some interesting people.
HFM: I doesn’t know yet L.E.I.S, is that a nice label?
JB: Sure! I love this label. They have gathered Steve Summers, Legowelt or Xosar. Their productions are great.
I hope to organize another parties at Rex Club. And I will play at la Java in January for the UDO party. UDO is Franco-German bar where I often go. Together we’ll invite Nathan Johnson aka Hrdvision. There are other projects on-going indeed, but we’ll see that later.


HFM: What about Smallville Record’s current projects?
JB: Except Roaming, the next Smallville release will be an EP by STL. If you enjoy his previous EP Silent State released on Smallville, you won’t be disappointed I promise.
HFM: Stefan Marx is the one who made your flyers and sleeves. His work is fascinating. Could you tell us a little bit more about him?
JB: It’s an artist who works for other records company, as Ata’s label Play House. He’s the one who made the Isolée – We are monster ‘s jacket. He also works for mule Records in Japan. He created some T-shirts for his own brand, Loosy Livin Company. Some of its works are exhibited. He’s part of the skate culture by working for Cleptomanicx, a brand coming from Hamburg. As you can see, he is lapsing into every kind of artistic expression. I was immediately touched by his work.
HFM: His works fit perfectly with Smallville.
As we know it, Lawrence founded Smallville Records with Julius Steinhoff and Dionne.  And the man is also running two other record companies: Dial and Laid (which is the digital imprint of Dial). What’s his secret?
JB: Luckily he’s not alone. He can rely on truthful friends that help him a lot.
HFM: I bet you discovered a promising artist that you would love to share with us?
JB: Yes! Nicolas Villebrun and Benoit Legrain’s Society of Silence. They released their first and wonderful LP on their new label. And it’s promising!

 

HFM: Well, thank you for meeting us. We can’t wait to be next Saturday. See you the 8th at Point Ephemere, to celebrate the five years of Smallville with joy!
JB: You’re welcome! See you next Saturday!



Written by Des Races.

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Point Ephemere website
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