Une fois n’est pas coutume sur High Five, on parle acid techno avec le dernier EP de Regal sur Involve Records qu’un ami m’a envoyé de ses jungles d’Inde. Quelques mots de votre serviteur et de l’artiste pour éclairer ces sombres tracks qui résonnent la techno et respirent la danse.

Regal était le week-end dernier au Berghain. Pour l’accompagner, Norman Nodge, la paire des Marcel Dettmann et Fengler, Davenport, ou encore Nina Kraviz. « Berghain is an amazing experience, it’s like getting into another world. As we know each others from many others times, it is like playing with friends at some points. ». Et son nouvel EP de résonner dans les travées du club berlinois.

Involve Records est le label créé par Regal et, bien que basé à Madrid, il respire l’international. On y retrouve des beaux noms comme le suédois Pär Grindvik ou Mark Broom. C’est sur ce label qu’est sorti début septembre l’EP Chaos rassemblant deux tracks d’un autre monde, Chaos et Order. Aux noms antithétiques, les deux faces n’en sont pas moins différentes, et cette acid techno voyage avec l’auditeur, nous emmène loin.

Construit méthodiquement avec une Roland 303, Chaos est paradoxalement le mieux ordonné des deux morceaux, avec des relances cinglantes et une ligne de basse imposante. « I decided to call it like Chaos because of  the continuous changes on hats/rides arrangements and breaks. » nous explique Gabriel, le madrilène derrière Régal. Sans détour ni fioriture, les 6mn30 ont vite conquis la scène techno européenne, repris par des Marcel Dettmann et autres Len Faki. La face B est plus sombre. Citant comme influence des Plastikman – aka Richie Hawtin –  MPIA3 ou Alien Rain, on ressent plus les inspirations saugrenues de ces trois « acid-man » dans son sens parfois féroce. Regal s’en extrait tout de même avec des réflexes plus techno et aboutis dans ce qui est son 3ème EP en solo, le deuxième sur son label.

Avec cet EP sorti début septembre, le producteur espagnol fait renaître le temps de deux faces l’acid techno des années 90. A cette époque, des artistes comme Hexagone – aka Ludovic Navarre, un de ses multiples pseudos – le collectif Underground Resistance – gros passage acid techno pour les natifs de Detroit avec des tracks comme The Final Frontier en 1991 – ou encore Plastikman ont fait vivre une techno dure et rapide grâce à la 303 au ton saccadé. Pour Regal, il y a un vrai renouveau de la scène acid techno. « It has been a kind of revival of Acid in the last years with people like Alien Rain making that tripping tunes, Nina Kraviz playing those old acid techno records in every set, and the Roland release of the new TB-3 ». Nous sommes en 2014, Regal s’en amuse vraisemblablement, et fait son petit bonhomme de chemin.

 

 

 

 

 

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Amaury

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