LocalTalk n’en finit pas de nous surprendre. On pourrait aisément jouer à « chercher l’intrus, l’erreur dans leurs différentes sorties » mais à mon humble avis on n’arriverait jamais à gagner.

Les jours se suivent et se ressemblent pour ce label qui s’affirme de plus en plus sur la scène électronique et une fois n’est pas coutume ils sont suédois.
Je ne vais pas m’étaler sur le sujet, cela a déjà été parfaitement fait ici.
On en parle peut-être trop souvent mais quand à nouveau on prend une claque, il s’avère vraiment difficile de se retenir et de ne pas partager ça avec tout le monde.
Alors je me lance et jetez moi en premier la pierre si vous le souhaitez. Vous vous raviserez sans doute rapidement après avoir écouté ce que Purple Velvet a dans le ventre.

On change de registre du moins par rapport à ce que Mike Sharon ou autre Will Maddams pouvaient nous balancer, le rythme est ralenti, il devient lent, la musique est plus langoureuse.
Bien entendu la House est au rendez-vous, mais celle-ci est particulière, elle laisse rêveuse, sa forme inhabituelle la rend d’autant plus appréciable.
La construction de chacun des morceaux approche la perfection et ils sont tous les trois extrêmement différents. Ce n’est pas toujours évident de trouver des EPs qui prônent la diversité, on a souvent une ligne directrice, ici la seule chose que l’on peut trouver de commun aux trois titres sont les samples de voix dans un style d’enregistrement qui rappellent les anciennes radios du XXème siècle.
Back On The Boulevard est peut-être le morceau qui m’a le plus marqué, une sorte de nostalgie se dévoile au fur et à mesure que les secondes défilent, le saxophone y joue un grand rôle de part ses notes graves et lancinantes. Sans les basses on pourrait l’assimiler à des notes de Jazz, tout y est et quel plaisir d’entendre le crépitement du vinyle et ces instruments qui s’accordent parfaitement.

Là est le plaisir de la musique électronique, pouvoir lier les genres et en faire quelque chose de nouveau, à tous ses détracteurs Purple Velvet répond de la plus belles des manières.
Dans un registre un peu moins doux mais tout aussi atypique Breathin s’appuie sur des basses entraînantes et des sonorités qui arrivent de tous les côtés sans jamais être incohérentes.
C’est là sans doute la force du duo britannique, ne jamais se tromper, ne jamais faire d’erreurs, tout se combine avec un facilité étonnante.
Le titre éponyme Sparks Fly est dans la même lignée, un long voyage où une conversation résonne et se répète à travers les percussions et différentes sonorités.
Purple Velvet est l’un des petits nouveaux chez Local Talk et il arrive déjà à titiller les anciens..

 

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