Move D – Fabric 74

fabric 74

On apprécie David Moufang ici bas, sur notre petit site français. Fervent représentant houseMove D distille une sélection toujours pointue et rafraîchissante dans ses nombreux mix ou autres podcast, et donne l’occasion d’apprécier ses talents de producteur depuis l’aube du millénaire.

Sa dernière sortie est un mix savoureux concocté pour le label de la célèbre boîte londonienne fabric, et sa série de parutions qui court depuis une décennie déjà. Il fallait absolument remédier à l’absence du DJ allemand de cette liste ! Ainsi, l’occasion lui était donnée de marquer le pas de la nouvelle année 2014, et elle fut saisie avec succès.

Sobrement réalisés mais avec brio, il est impossible de ne pas se délecter d’enchaînements qui paraissent aussi naturels. Parcourant une multitude de facettes et nuances house, Move D vogue à travers les classiques, les productions plus récentes et les clins d’oeil amicaux. Le tout est d’une consistance remarquable avec une première partie plus excitée que la seconde – qui m’a personnellement davantage plu.

Les plus chevronnés y reconnaîtront un lot de sonorités familières, les autres bénéficieront de solides découvertes. Le magicien-tuteur Moufang craque rapidement pour la pépite « Holding Back California » de M.ono, réveillant d’irrésistibles envies de langueur estivale, suite à un tonitruant départ, dont on réserve la surprise à ceux qui s’aventureront à l’écoute intégrale. La rythmique d’ouverture endiablée ressurgit rapidement pour une dizaine de minutes, et laisse ensuite place à un morceau dont l’intitulé ne paie pas de mine : « Annihilating Rhythm (The Destruction Mix)«  signé Darkman. Rassurez-vous, là n’est pas une fine symphonie d’un raver du Pas-de-Calais, mais plutôt un fragment de génie musical : à écouter vivement !

El Pocho, sort de ce corps !

La deep house se fait plus pressante par la suite, ce n’est pas pour déplaire ! Un clin d’oeil aux amis de Magic Mountain High, en claquant une disquette croquante de Juju & Jordash (« Loosey Goosey« ), passe juste après un entraînant et hypnotisant « Do It Right » de Dom 877.

Il sera ensuite histoire de vous réveiller une dernière fois avec « Roots«  et sa sulfureuse ligne de basse (égarons-nous quelques secondes : on dirait la mélodie d’une horreur dubstep, mais super cool puisque dénuée de toutes les fioritures et du beat dégueulasse, où l’illustration de la mince frontière entre bon et mauvais goût).

Et pour finir, laissez-vous surprendre par la Sainte-Trinité qui clôt cette heure et demi de plaisir : une collaboration non publiée entre Move D et D-Man (« Luvbyrds« ), « Feel Me » de Willow et la note corporatiste finale avec Smallpeople et Christopher Rau (« Unke« ).

Matthieu

 

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