C’est seulement en 2010 que Moomin se montrait pour la 1ère fois aux yeux du monde avec la sortie d’un EP en compagnie du fantasque Oskar Offermann sur le label Aim.
Depuis il a parcouru un petit bout chemin, avec notamment l’album The Story About You qui définit avec passion l’irréel sur Smallville Records  et quelques sorties minimes mais par pour autant passées inaperçues.
Ce n’est pas tout il aussi formé un duo avec Christopher Rau répondant au nom de Roaming, expérimental, scientifique, le live à l’EGO d’Hamburg m’a marqué à vie tant une tranquillité et une maîtrise si spéciales se dégagent d’une heure de présence réussie de bout en bout.
Moomin2
Alors pourquoi évoquer ce live ? Tout simplement car un morceau de A Day And Night EP y apparaissait et je n’en pouvais plus d’attendre sa sortie.
Maintenant que cela est fait, je peux une nouvelle fois faire l’éloge du phénomène Moomin.
J’ai eu la chance de le voir à deux reprises en DJ set mais jamais en live avec toujours une sélection originale et parfaite de morceaux dansants et enivrants.
L’énergumène dégage une sérénité sans pareille, jamais dans l’excès, si vous le croisez dans la rue jamais il ne vous viendrait à l’idée que cette personne puisse mixer dans les plus grands clubs d’Europe (Robert Johnson, Panorama Bar, Watergate, Rex Club et j’en passe).
Par où commencer ?
Peut-être par le meilleur à vrai dire, le titre éponyme A Day And Night est un rêve éveillé, c’est sans doute ainsi que l’on pourrait symboliser l’art musical. Cela relève du génie, le synthé est d’une beauté incomparable et le morceau a beau être un brin répétitif le voyage n’est que plus mémorable.
You Neva Know nous amène d’un univers où s’entremêle musique électronique avec des percussions rythmées et une voix qui rappelle les discours à la radio du siècle dernier, le piano mélancolique s’accorde avec ces éléments et on ne peut se lasser d’écouter en boucle cette phrase qui interpelle.
Enfin le dernier titre What My Eyes Can See illustre une certaine montée en puissance, les percussions s’accélèrent au fur et à mesure que le morceau s’exécute, on voit à nouveau la maîtrise de l’artiste qui lui seul connaît le fonctionnement des choses et comment elles doivent s’exécuter.

Pour le voir à l’oeuvre en live pour la première fois à Paris, passez à la Concrete du 17 Mars (JusEd sera aussi de la partie) pour vous envoler à nouveau.

Thibault

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