Monomite sort un nouvel EP sur le label VERTV. Review et propos du producteur.

Monomite, Neue Grafik, Vertv, Beat X Changers…toute cette petite famille du groove est en train de changer tranquillement le monde de la house française. En y insérant l’apport des cultures urbaines, des influences incontournables comme J Dilla, du jazz et des autres musiques « indigènes », ces producteurs font souffler un vent nouveau sur notre scène parisienne. Renouvelant les perspectives, ils créent un espace qui jusque là manquait dans le monde des musiques électroniques françaises.

Fondé par les producteurs Neue Grafik, Hybu et Ev4ns, le label français Vertv a signé sa première sortie il y a quelques mois avec l’onirique et groovy Hôtel La Chapelle de l’artiste français Mad Rey, aussi signé sur D.KO Records. Pour sa deuxième sortie, Vertv met à l’honneur Monomite, artiste aux milles facettes qui commence par jouer du reggae à la guitare à 13 ans. Ensuite passé à la basse et dans de nombreux groupes de musiques différentes, il s’intéresse plus tard à la M.A.O (musique assistée par ordinateur), les technologies l’attirant depuis l’enfance. L’identité musicale de Monomite résulte de ce mélange des genres et des techniques auquel s’ajoute sa rencontre avec Rafiki, fondateur de Beat X Changers qui achève de le faire entrer dans le genre musical électronique.

Et l’EP en lui-même? Vous y trouverez tout ce que qu’un amateur de house, dans sa définition la plus ouverte, peut apprécier. Des sons typiquement house, des beats à la Dilla, des samples sur fond de musique jazzy comme avec Monomite Flying Saucers ou des morceaux groovy à la Andrés comme avec Les Baffes De Georges Moustaki. On sent dans la musique de Monomite des inspirations bien plus vastes que celles électroniques, une création qui s’inspire naturellement des multiples genres auxquels il s’est essayé, déconstruisant la house pour l’enrichir d’autres musiques. On vous recommande sa musique éclectique à la structure house et aux accents du monde entier.
Et on vous laisse sur les propos de l’artiste à qui on a posé trois questions sur l’EP.

Pourquoi Pondicherry? Tu peux nous en dire un peu plus sur la création de cet EP?
Pondicherry c’est une ville dans le sud de l’Inde où la famille du côté de mon père a pas mal d’attache. Je m’apprêtais à y partir lorsqu’on a finalisé l’EP avec Neue Grafik alors je me suis dis que ça serait cool  de nommer l’EP d’après cette ville.
Cet EP c’est moi dans ma chambre qui triture mes machines, observé depuis les oreilles de Neue Grafik qui à choisis quelques bouts de ces expériences. Pour moi ça reste un amuse gueule comme mon premier.
Les morceaux sont à la fois house et beat music, ce sont les 10 ans de la mort de Dilla cette année, tu peux nous dire si et comment cet artiste t’a influencé?
Je l’ai découvert réellement assez tard comme pas mal de monde, et je dis réellement car on à tous entendu du J Dilla sans vraiment le savoir car il a vraiment produit une quantité de travail affolant.
Il y a trop de trucs à retenir de ce mec, pas mal de gens garderont en tête son groove, mais je pense aussi qu’il à su allier ça a une réelle finesse dans la composition. Même si ce sont des beat tapes par moment ou des « batchs » de beats comme on dit (fournée en gros), je considère ça toujours comme des chansons, tandis que mes pauvre beats perso, c’est juste pour faire joujou. Malheureusement il n’y a pas tant d’interview de lui et tout ce qui nous reste aujourd’hui c’est ça musique, sa famille et ses amis pour essayer de mieux comprendre le délire, il y a un truc qu’Houseshoes dit sur lui qui me marque pas mal, et que je ressent par moment; c’est ce moment où tu écoute un vinyle, et tu trouve un passage qui te plaît, avant même de le couper ou le mettre dans ton sampler tu sais exactement comment tu dois le retourner pour le faire sonner, un peu comme un mec qui a composé tout son morceau au piano pour un ensemble d’instruments. 

Un petit mot sur Vertv?
Hâte de voir la suite!

Alia.

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