La 5e édition du Macki Music Festival se déroule ce week-end. Cinq années durant lesquelles un public est né, attaché à une ambiance particulière et un goût prononcé pour la fête. La petite structure est devenue un rendez-vous incontournable du début d’été, après avoir fait ses marques petit à petit en proposant une programmation variée et souvent inattendue. 

Le temps passe. C’est une certitude. Et ce n’est pas les organisateurs du Macki Music Festival qui diront le contraire. Cette année, le festival à taille humaine, pensé et imaginé par le label Cracki Records et le collectif montrougien La Mamie’s, fête sa 5ème année d’existence. Un parcours plein de réussites qui s’inscrit dans la durée mais qui aura aussi rencontré son lots de péripéties. « Les premières années étaient assez compliquées, le lieu n’était pas identifié, il a fallu tout faire », analyse avec le recul Donatien Cras de Belleval, l’une des têtes pensantes de Cracki Records, et, depuis 2014, du Macki Music Festival. Il faut dire que les premières années de vie du festival n’auront pas été de tout repos. Entre les aléas météorologiques, les changements de disposition de scène, la peur d’un raté toujours présente pour une première, le festival a vécu et continue de grandir.

Mais les organisateurs semblent avoir trouvé la bonne formule. Depuis l’année dernière, le Macki Music Festival affiche complet. Et pour cette édition, le festival a tenu à de nouveau limiter le nombre de places pour maintenir le même niveau de confort pour les participants. « On a voulu garder ce côté familial qui caractérise le festival », assure Donatien Cras de Belleval. Familial, c’est exactement ce qui caractérise l’état d’esprit général. Entre les familles, venues profiter des concerts, casque de protection vissé sur la tête pour bébés, les habitués abonnés depuis les débuts et les novices, il respire un parfum de convivialité. Chaque nouvelle édition laissait un peu plus de liberté pour exploiter totalement lieu. Le Macki Music Festival, tout autant que son public, ont su faire leurs preuves auprès de la mairie de Carrière-sur-Seine, qui prête le parc qui l’entoure, au bord du fleuve.

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© Le Viet Photography

Et pour l’édition 2018, la totalité de l’espace sera exploitée. Il y a un an, les organisateurs introduisaient les pédalos sur le bassin central et les croisières pour se rendre et partir du festival. Cette année, une 4ème scène s’installe tout à gauche de ce même bassin. Au programme, de l’ambiant où les participants auront tout le loisir de profiter en tailleurs ou debout de la musique diffusée. Le thème sera l’illusion. « C’est l’illusion au sens large. On essaye de le respecter au maximum, aussi bien dans le visuel que la scénographie », explique Donatien Cras de Belleval. Et pour la première fois en cinq éditions, la météo sera du côté des festivaliers, un détail qui compte.

Une programmation toujours aussi aboutie 

Avec le Macki Music Festival, on oublie trop souvent l’opening qui regorge toujours de talents. Après Objekt l’année dernière, ce sont les deux américains Fred P (voir ici notre interview) et Tin Man qui seront les têtes d’affiches. Dans la chaufferie, Kai Alce et Patrick Gibin se partageront les platines. Les croisières accueilleront Zaltan, patron du label Antinote ou le talentueux Eliott Litrowski. Sur la grande pelouse du parc de Carrières-sur-Seine, l’éclectisme sera encore de la partie. « En cinq ans, on a essayé de proposer une programmation variée, avec beaucoup de new comers, on a envie de continuer à faire ça », confirme Donatien Cras de Belleval.

Se succéderont sur scène la triplette d’anciens sous l’alias A Deep Grove : Dj Deep, Dj Gregory et Alex From Tokyo, le pionnier Blake Baxter ou encore la fantasque troupe de 17 musiciens Golden Dawn Arkestra, «une sorte de troupe un peu hippie, qui fait une grande fanfare ». Le dimanche Motor City Drum Ensemble sera accompagné de Josey Rebelle, du claviériste Kamaal Williams et du jeune Sentiments. L’écurie Cracki Records sera bien représentée. « Saint DX qui vient de chez nous, son live est très mature, assez puissant », recommande ainsi Donatien Cras de Belleval. Et comme tous les ans, les découvertes seront nombreuses : Cotonete, Nathy Peluso ou encore Lomboy. Le Camion Bazar, lui, repart pour un forfait deux jours tout compris.

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© Le Viet Photography

Sans surprise, le festival reçoit pour la 4ème fois le patron du label Rush Hour, Antal, présent lors d’une 1ère édition épique. L’année dernière, il avait même organisé une des dates des 20 ans de Rush Hour, où plusieurs figures du label avaient foulé la pelouse du parc de la mairie de Carrière-sur-Seine. Pour le plaisir, on se remet les quelques mots d’Antal Heitlager à propos de son set en 2014, une journée particulière dont il se souvient sans doute encore :  « Je n’ai qu’un mot à dire : FANTASTIQUE ! C’était un jour de pluie, ce qui était assez nul. Je me baladais pour aller écouter quelques groupes comme Fatima, mais au moment de commencer mon set, la scène n’était pas vraiment pleine. J’avais juste en tête de faire la fête peu importe le nombre de personnes qui dansaient, et puis d’un coup la place commença à se remplir de plus en plus et c’est devenu fou jusqu’à ce que quelques personnes ôtent leurs vêtements et commencent à courir partout avec la sécurité qui les pourchassait. J’ai adoré. » On lui souhaite encore cette année des individus aux tendances naturistes et les meilleurs pas de danse, ça personne n’en doute vraiment.

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Page Facebook du Macki Music Festival

Crédit Photos :

© Rémy Golinelli

© Le Viet Photography 

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