Joel Meyerowitz, Time Square, 1965.
Le parallèle sera vite fait. Comme il est évident de parler amour en ce 14 Février !
Une élite bien amourachée célébre son Roméo et sa Juliette. Quand à la majorité de nos Tybalt, ils arpentent tristement les rues d’hiver sans joie, la solitude comme seule carcasse. Les incidents s’accumulent à mesure que les couples croisent leurs chemins. C’est que l’âme soeur s’est faite rare. Et les voilà si fier, d’être si bien comblé. Les petits êtres moribonds fulminent. Il faut croire le croire, on célèbre aussi leur tristesse.
Le soir venu, il faut encore s’acquitter des couples nageant dans un bonheur suave. Rentrer chez soi devient presque un vrai calvaire. Il faut longer avec peine les restaurants où s’agglutinent les amoureux. Il faut, et sans pouvoir s’en empêcher, écouter les discours d’avenir qu’un belâtre fait à sa dulcinée. Enfin, il faut supporter à la vue ces lèvres qu’on ne saurait toucher. Le fardeau devient plus lourd, et l’on se sent comme Atlas.
Ces pauvres êtres rentrent moribond chez eux. Le logis parait si vide. Sans vie ils se trainent jusqu’au sommeil. Morphée sera cette amour de substitution. De beaux rêves, des contes fantasmées, en voila donc quelque uns.
Chris Killip, couple eating fish and chips, Whitley Bar, Tynesyde, 1976.
 
 
David Seymour, Bernard Berenson at Ninety, visiting the Borghese Gallery,  Rome, 1955.
 
 
Claude Nori,  Portofino, 1983.
 
Marc Riboud, Southend-on-Sea, England, 1955
 
 
Margaret Durow,  Kiss
 
 
Claude Nori, Deux Filles, 
 
 
Sarah Harvey
 
 
 
Hanna Putz, 2009.
 
 
Eric Bouvet, Burning Man, Nevada, USA, 2012
Des Races.

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