Sorti sur la compilation des dix ans du label Smallville Records, un track faisait figure d’inconnu parmi les grands noms de la maison hambourgeoise : Da’an, signé par un mystérieux nom français, L’Amour Fou. Derrière le patronyme se cachent les Allemands David Moufang, aka Move D et Marco Wollenberg, et le Français Benoît Bouquin.

« Tout a commencé en 2013, quand David [Moufang, aka Move D] est venu jouer à Taiwan avec nous dans une warehouse party en banlieue de Taipei », commence Benoît Bouquin. Producteur français, il vit dans la capitale taiwanaise. « La soirée était extraordinaire, et on s’est retrouvés tous les trois [avec Marco Wollenberg] le lendemain dans mon salon, à produire de la musique ».

La production entre les trois compères s’étend sur plusieurs mois, au gré des venues de Move D à Taiwan. Deux voyages plus tard, et autant de passages en studio, le premier track est prêt. Mais de nombreux autres ont été produits, sans pour autant voir le jour. De l’une d’elles, « avec une sorte de voix sexy à la Gainsbourg », émergera le nom de scène du trio : L’Amour Fou. « Mais ça représente aussi la relation qu’on entretient tous les trois ensemble avec les gens qui viennent à nos soirées ici », continue Benoît.

« Da’an » est donc le fruit d’une collaboration fortuite, nouveau side-project de Move D, qui a vocation à se poursuivre : « à cause d’un typhon qui a bloqué David à Taipei, on a pu passer plus de temps en studio. Du coup, on a pas mal de tracks dans les tuyaux … ». Mais pour l’instant, un seul track sorti donc, sur la compilation Smallville Ways. « Da’an » commence par une ligne de basse très techno, que l’on retrouve dans plusieurs sets de DVS1 si l’on tend l’oreille. Mais orchestrée par les trois musiciens, elle prend un tout autre visage, donnant de la résonance aux synthé et une rythmique techniquement très réussie. Un track à découvrir très vite, et un groupe à suivre de près !

 

David Moufang, Benoit Bouquin, et Marco Wullenberg en studio, à Taipei. Crédits photo - Benoît Bouquin

David Moufang, Benoit Bouquin, et Marco Wullenberg en studio, à Taipei. Crédits photo – Benoît Bouquin

 

Crédits couverture – Stefan Marx.