Je ne rate pas le coche cette fois-ci, rappelez-vous du premier album de Jason Grove sorti il y a maintenant 2 ans qui avait fait l’effet d’une mini bombe (à retardement pour ma part puisque j’en avais parlé 1 an après sa sortie mais c’était nécessaire), un concentré de bonne musique, l’ami Move D déclarait d’ailleurs à son propos dans les colonnes du Guardian « The track I think has been unfairly slept on this year is Jason Grove « 313.4.Ever ». This is the most complete house album I’ve heard in years, and I wonder why it never became bigger – perhaps Jason doesn’t have the right skin colour? It would be terrible if redundancies like this still mattered today. » Et il avait sans doute raison, si Skylax Records fièrement mené par son chef d’orchestre Hardrock Striker fait son petit bout de chemin (lire ici notre article), Jason Grove a toujours eu ce côté mystérieux, un gars sorti de nul part et qui fait de la House comme on en fait plus. Il revient avec un album en hommage à son label de coeur intitulé donc « Skylax » et que dire ?

Mr Groove n’a clairement pas perdu la main, 12 titres viennent garnir un nouveau bijou qui va faire danser à coup sûr de nombreuses personnes dans les mois à venir, espérons qu’il soit un peu mieux mis en valeur par la scène électronique qui ne pourra clairement pas passer à côté. Et vraiment on ne s’ennuie pas, les morceaux sont plus ou moins tous différents et rappellent certains de nos idoles et figures emblématiques de la House et même de la musique en générale.

A commencer par Theo Parrish, le titre Interlude qui par sa touche jazz et son rythme lent introduit parfaitement Skylax et annonce le calme avant la tempête. On entre alors dans le vif du sujet, on retrouve les bases de 313.4. Ever, des percussions lourdes et une basse qui tape, un synthé et une voix qui viennent s’ajouter notamment avec The Love. Et c’est sans doute la présence de ces nombreuses vocals qui donnent une tout autre dimension à cet album, la recette marche toujours aussi bien, de vrais enregistrements, des samples ? Peu importe le tout est mixé et combiné à la perfection. Old Dayz est sans doute le morceau qui sort le plus du lot, un rythme digne des sonorités sud-américaines auxquelles s’ajoute une voix en anglais, tout s’enchaîne harmonieusement et on se prend l’envie de danser rapidement.

Definition est dans un registre semblable plus planant, une House qui laisse rêveur, une voix sensuelle à la Barry White vient nous guider à travers le morceau qui monte en intensité avec les percussions qui s’intensifient.

Lovedits 7 est un plaisir pour les oreilles, la vocal est sensationnelle, comme souvent avec Jason Grove il n’y a rien à redire, tout est bien pensé et on se demande toujours où il est allé chercher ce petit ajout en plus qui change tout, cette percussion en fond et ces sonorités qui s’entrecoupent. On se prend au jeu.

On retrouve du James Brown dans BB, qui est malgré tout axé sur l’électronique mais un côté Funk ressort avec insistance, c’est bon ça change et ça complète avec intelligence l’album. Jason Grove excelle et sait aussi se diversifier.

Les autres titres sont aussi une réussite, le phénomène Jason Grove n’en finit plus d’étonner et ne semble jamais pouvoir rater quoique ce soit, en attendant de le voir poser ses valises en France pour nous faire vibrer on ne lâche pas une seule seconde cet album Skylax qui en ravira plus d’un.

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