On ne le répétera jamais assez mais la musique fait faire de belles rencontres et rassemble personne ne pourra le nier.
Ce fut cette fois-ci l’occasion pour moi de découvrir le jeune label Mesma Records qui vient de sortir son premier vinyle et de rencontrer l’un de ses fondateurs. Un EP composé de trois riches morceaux où l’exploration est le maître mot.

Gabor est aux commandes d’une première sortie intitulée Bibelots, si le contenu est bien évidemment le plus important on constate déjà la présence d’un artwork magnifique pour la pochette du vinyle qui rappelle ceux de John Roberts pour ses sorties sur Dial, sobre et travaillé à l’image des trois bibelots qui composent cet EP.
Si le jeune producteur a sans doute donné ces titres par modestie, on va tout de suite vous avertir ils ne sont pas à prendre à la légère. Il faut toujours le préciser mais le pressage d’un vinyle a un coût et le risque est plus grand. Cependant rien ne vaut l’excitation qui précède et la fierté qui suit une fois la chose accomplie.

Mesma Records a donc misé sur une production paradoxalement minimaliste et ultra pointue, où un mélange savoureux entre Flying Lotus et certaines sorties sur Arpiar est concocté. On pourrait trouver aussi trouver d’autres références tant les sonorités qui ont été choisies sont riches.
Notamment avec Bibelot 1 avec un son saccadé volontairement et une certaine volonté de complexifier la structure de base du morceau, on comprend peut-être ainsi le mot bibelot quand on entend le nombre d’ajouts sonores qui claquent et construisent le tout. On a l’impression d’assister à la construction du son et c’est peut-être ce qui en fait son originalité.

Bibelot 2 a un côté plus naturel, moins mécanique mais dans le même esprit d’évolution, on croit entendre des bruits d’animaux et de la nature elle-même. Les deux morceaux s’opposent mais se rapprochent aussi par moment. L’un est plus noir et l’autre plus enjoué.

On retrouve certaines sonorités dans les trois morceaux qui semblent être propres à l’univers de Gabor, le dernier Bibelot du soir joue sur un fond acoustique légèrement mélancolique, où les percussions se marient à merveille avec les notes électrisées.
Ce qui surprend c’est cette capacité à jouer avec les bruits, le travail est minutieux et on s’imagine les synthés et autres boites à rythmes qui se cachent derrière.
Une première sortie qui n’a suivi aucun code de production et qui n’a sans doute pas choisi la facilité, le talent est là assurément.

La page Facebook de Mesma Records

Retrouvez l’un des fondateurs Aymar au Panic Room la semaine prochaine

Thibault

 

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