Le projet est alors contraint d’évoluer, et Electrons Libres va choisir de mettre en avant des DJ européens qui ont été relayés au second plan ces dernières années et notamment à cause du retour de mode dont a bénéficié la techno qui a mis en avant des artistes « superstars » et fait basculer une partie du monde électronique dans l’overground. Les soirées voient donc se succéder des artistes comme le génial duo anglais Swayzak ou le belge Fabrice Lig aka Soul Designer, signé sur F Communications, professeur d’histoire et créateur d’un live sublime à ses heures perdues, bref des artistes qui méritent d’être entendus et ne le sont pas toujours.
http://www.youtube.com/watch?v=G0JqTIMfCQo

Soul Designer en live, Tokyo 2006

Electrons Libre défend une vision libertaire de la fête (un « chaos discipliné par le son ») qui s’associe à la volonté de créer un état d’esprit, une communauté qui se réunit à chaque événement dans un esprit intimiste, bon enfant et honnête. Si les soirées ont pour la plupart eu lieu au Concorde, il se murmure actuellement qu’elles pourraient migrer vers une petite maison de banlieue afin d’accueillir pas plus d’une centaine de personnes et entretenir cette vibe particulière qui place leur soirée parmi les plus conviviales de Paris…

Mais revenons à la soirée d’anniversaire pour laquelle ils ont décidé de mettre les petits plats dans les grands et d’inviter deux pointures de la scène européenne : Frank Muller aka Beroshima et Stephen Brown. C’est par l’acide que le premier approche la scène underground berlinoise avant de se diriger vers un son résolument plus techno. Il créé Beroshima, un temps avec l’artiste Ulrich Schnauss, et pratique de nombreux instruments pour concevoir sa musique, entre house et techno, qu’il qualifie lui-même « d’hypnotic electronic music ». Il a signé de très bons morceaux, comme Detroit Tragedy (Circle Music), Polyphonication (Mueller Records, son propre label) ou encore Horizon (Cocoon).

http://www.youtube.com/watch?v=rRw4rAByulE

« Detroit Tragedy »
Stephen Brown vient quant à lui d’Edinburgh, où il fréquente assidument le Hoochie Coochie Club dès la deuxième moitié des années 80. C’est là qu’il se frotte à la house grâce à un homme, Yogi Haughton réputé pour être le premier DJ à avoir amené la house music dans les clubs d’Ecosse. Stephen Brown aussi commence par l’acide pendant quelques années sous le pseudo MD3 et enchaine les live avant de se retirer pendant trois ans pour travailler sur son premier EP (A function of Aberration). Celui-ci sort en 1995 sur l’excellent label hollandais Djax-Up-Beats connu pour la qualité de ses signatures (Glenn Underground, Ron Trent, Luke Slater entre autre). Il est aussi un des seuls labels mondialement connus à être dirigé par une femme, la DJ Saskia Slegers qui apprécie tellement l’EP de Brown qu’elle le transforme en album. Stephen Brown sort alors de nombreux titres, notamment sur Subject Detroit (Structured Music) et Transmat Records (I Am Someone), respectivement les labels de DJ Bone et Derrick May, puis monte son propre label (Realtime Records) en 2000. Il sera en live pour notre plus grande plaisir lors de la soirée.
http://www.youtube.com/watch?v=htOUfSSQDhs

« Mini Mood »

Stephen Brown et Beroshima sont nés dans les années 70 et ont subi une certaine « mise au banc » au profit de la nouvelle génération malgré l’excellence de leur musique et la qualité de leur travail : il nous tarde d’être au 13 décembre pour apprécier cette qualité ! Les deux artistes seront accompagnés du Dj parisien Channel 36 et comme si ça ne suffisait pas, le collectif planche en plus sur la sortie d’un vinyle en édition limitée, disponible dans quelques disquaires sur Paris et surement accompagné d’un CD pour toujours rappeler leur objectif premier : faire découvrir des artistes d’autres horizons. Avec Rick Wade ou Stephen Brown déjà cités, on a hâte de découvrir l’heureux élu !
Souhaitons un joyeux anniversaire à Electrons Libres et remercions les, ils nous permettent d’apprécier de bons artistes sur Paris en attendant, on l’espère, de nous faire découvrir ceux du Maghreb !
Soirée Electrons Libres le 13 décembre au Concorde Atlantique (entrée entre 11 et 15euros ; conso entre 3 et 7euros) – l’event Facebook ici ; la page Electrons Libres ici
High Five vous propose de gagner 2×2 places en envoyant le nom de la soirée, votre nom et celui de la personne vous accompagnant à l’adresse suivante : highfiveblog@gmail.com

Alia

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