« Désinvolte ». Ainsi pourrait-on qualifier, à gros traits, les photographies de l’autrichienne Hanna Putz. Cette désinvolture contraste avec la pause solennelle parfois théâtrale des modèles en question. Poser  ne se résume pas à la pontife mode. Chez Hanna Putz, la photographie questionne avant tout le modèle, et non ce qui l’habille. Derrière l’objectif apparaissent des manequins, amis de la photographe, elle-même ex-modèle. Cette amitié nourrit une intimité à double sens. L’intimité d’un corps nu, sans aucun vêtement, sinon ces courbes et ces creux dont la silhouette s’habille. La timidité aussi, d’un regard franc, appuyé, interrogateur, fruit d’un cheminement. Ces personnes photographiées interrogent sans cesse l’individu, la personne et sa personnalité, et nous renvoient la balle. Leurs expressions figées nous questionnent délibèrement.
Les questions éclosent, les interrogations se nourrissent, photos après photos, de regards langoureux, de corps étranges et désirables. A cela, l’atmosphère désinvolte déléste les photographies de leurs tensions, pour mieux souligner leur belle simplicité.

Le site d’Hanna Putz.

Des Races.

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