Exilé à l’autre bout du monde, suivre l’actualité musicale est à Kuala Lumpur tâche difficile. On s’en tient aux incontournables qui font l’unanimité ici et là, de Purple Velvet au nouvel album d’Axel Boman. Bref la playlist est vite faite, et comme je le disais ici la musique n’est pas le fort de nos amis asiatiques.

 

Alors quel bonheur de tomber sur un label comme celui-ci, qui fort de 34 artistes titille les tympans avec brio. Sérieusement, c’est un vrai délire de regrouper dans un même collectif autant de talents. Basé à Chicago, Glenview Records nous emmène voyager dans ce monde de la house des années folles, on jongle entre disco et électronique de machine, mais l’agrément instrumental est partout. Je vais tacher de me concentrer que sur un EP qui m’a particulièrement marqué, mais pour ne pas passer à côté sera à la fin une liste non-exhaustive de quelques petites pétites grooves à écouter dans son bain.

 

Glenview Records donc. Je ne connaissais pas avant d’écouter le dernier podcast XLR8R d’Axel Boman, qui détonne de plus en plus en cette fin d’année. Si « Because » de Marcellis attire l’attention aux alentours de la vingtième minute – impossible à mon grand dam de trouver la version complète sur l’Internet – c’est un titre de Boogie Nite remixé par Rahaan qui m’a subjugué et tiré de mon pauvre essay que j’essaie de clore depuis quelques jours.

 

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Les deux compères font tout deux parties de Glenview et nous ont sortis avec cette track de 9mn un vrai exposé de ce que devrait être la musique. Une house grasse qui rebondit et part dans différentes directions au fil du morceau, un éclectisme musical impressionnant qui ne cesse de surprendre plus les minutes passent. De la basse au piano, de la guitare au synthé, le « Sexy remix » de Rahann en donne pour tous les gouts, avec pour seul rappel de l’original le vocal féminin.

 

 

Et comme pour annoncer la couleur de l’EP, cette merveille n’est qu’en face B du deuxième 12’’ de l’EP. Composé de l’original « Make Me Hot », de deux remix et de deux autres tracks, le tout est sorti en vinyle en octobre de cette année (le podcast de Boman datant de mi-novembre, il était clairement sur le coup).

Boogie Nite est un parfait natif de Chicago. Et ca se sent dans son original « Make Me Hot ». Le vocal est omniprésent, aux côtés de percus et d’une grosse et grasse ligne de basse qui, plus ca va, plus donne de l’ampleur au morceau. Une belle house trempée qui pourrait s’éterniser. « Feel me » peut de son côté surprendre par son sample vocal mais une ligne de piano prend vite le dessus, suppléé par un saxophone ambitieux et une pointe de guitare. J’ai moins aimé « Take You Higher », qui sans être lourd a un sample à mon sens un peu envahissant.

 

 

On regrettera (surtout ici en Asie) l’absence de versions digitales pour ces trois tracks qui peuvent du coup clairement convaincre de dépenser les 12 £.

Et l’EP de se conclure sur un remix de Glenn Underground. Bien qu’il quitte le monde dans lequel on était entré avec l’original et la reprise de Rahaan, sa ligne de fond n’est pas déplaisante et on prend du plaisir à écouter.

Bravo messieurs.

 

 

 

Vous pouvez les retrouver sur leur site ici,

Ou sur leur page facebook,

Et nous sur la notre.

 
 

Et à la pelle, comme promis :

 

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Amaury.