On n’est pas forcément toujours à la pointe de l’actualité musicale, du moins on essaye de l’être mais on sait aussi revenir un peu en arrière quand il y a en fortement besoin. C’est le cas aujourd’hui avec cet EP sorti sur Discovery Recordings en octobre 2013, au départ promoteur de soirée à New-York ce jeune label fait parler de lui outre-atlantique après plusieurs événements où les plus beaux noms de la House venaient enchainer les disques (pour exemple le 30 mai dernier San Soda, Recloose et Kyle Hall sont venus faire danser la population rien que ça). Et avec Hotel Garma c’est une belle pépite qui montre le bout de son nez, Bell Boys c’est deux gars qui se sont rencontrés il y a 4 ans à Dust Traxx, depuis ils sont devenus colocs et ont pondu cet EP d’excellente facture. Quoi de mieux que la colocation pour produire et sortir ce qu’il y a de mieux, qu’on se le dise ça se ressent rapidement. On trouve de tout et les 4 titres présents sont irréprochables, aux détracteurs du vinyle, ceux qui lui reprochent la présence d’un seul bon titre sur l’ensemble, ici rien n’est à jeter au contraire, on se régale, on prend notre pied et en plus de ça dans tous les domaines.

The One est le titre le plus énergique, avec une reprise au synthé, un rythme particulièrement entrainant, on sent tout de suite le travail des machines derrière et le perfectionnisme recherché par les deux gus, ça groove sec et d’une manière particulière. La suite Free est d’autant plus surprenante avec une vocale (Shaun J Wright) qui frôle avec gentillesse le RnB, le rendu est très plaisant en particulier la petite mélodie qui vient s’ajouter au beat lourd, une nouvelle fois les percussions sont au rendez-vous et très bien couplés.

Boo Williams n’a qu’à bien se tenir, la face B est une leçon de réalisme, les mecs sont bons et le démontrent dans un style encore un peu différent variant entre micro-house et sonorités disco, tout y est avec Room Service, oui ils nous servent ce dont on a besoin et aucune possibilité de se plaindre.

Enfin Prayer Furnance commence comme le fameux son de Julio Bashmore, mais détrompez-vous c’est dans un tout autre registre que Bell Boys va une nouvelle fois faire étalage de tout son talent, une nouvelle leçon d’humilité et de lenteur, la aussi on sent qu’il y a du Roland et du synthé de qualité derrière. Bref vous l’aurez compris c’est un cadeau qui ne se refuse pas et en plus de ça la pochette du vinyle est sympa, lancez-vous ça ne vous fera pas de mal !

 

Thibault

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